L'Instrument de travail du synode de 2014 sur la famille, titres

"Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation"

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 350 clics

« Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » : c’est le titre du document de travail de base du synode « extraordinaire » des évêques qui se tiendra à Rome du 5 au 19 octobre prochain et qui est publié par le Vatican ce 26 juin. Il manifeste une situation de crise et pourtant de désir de famille.

Il a été présenté ce 26 juin au Vatican par le cardinal italien Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du synode, le cardinal Peter Erdő, archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie), Rapporteur général, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris (France), président délégué, Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti-Vasto (Italie), secrétaire spécial et les époux Francesco Miano et Pina De Simone.

En 2015, un second synode sur la famille (4-25 octobre) aura pour thème « Jésus Christ révèle le mystère et la vocation de la famille ». Ce sera une troisième étape de cette réflexion de l’Eglise catholique universelle sur la famille.

Cet « instrument de travail » du synode se présente en 79 pages en français et en trois parties : « Communiquer l’Evangile de la famille aujourd’hui » (4 chapitres), « La pastorale de la famille face aux nouveaux défis » (3 chapitres) et « L’ouverture à la vie et la responsabilité éducative » (2 chapitres), une introduction et une conclusion.

La synthèse officielle en italien publiée par le Vatican souligne que l’esprit du document est celui d’une « mère qui accueille toujours ses enfants » et non d’un « juge qui condamne ».

Ière partie : « Communiquer l’Evangile de la famille aujourd’hui »

Le chapitre I évoque « le dessein de Dieu sur la famille » : à la lumière des données bibliques (§§ 1-3) et la famille dans les documents de l’Eglise (§§ 4-7).

Le chapitre II est consacré à « connaissance et réception de l’Ecriture Sainte et des documents de l’Eglise sur le mariage et la famille » : connaissance de la bible sur la famille (9-10), connaissance des documents du Magistère (11), le besoin de prêtres et de ministres bien préparés (12), accueil diversifié de l’enseignement de l’Église (13-14), quelques motifs de la difficulté de réception (15-16) encourager une meilleure connaissance du Magistère (17-19).

Le chapitre III est intitulé : « Evangile de la famille et loi naturelle » : le lien entre l’Évangile de la famille et la loi naturelle (20), aspects problématique de la loi naturelle aujourd’hui (21-16), contestation pratique de la loi naturelle sur l’union entre l’homme et la femme (27-29), renouvellement souhaitable du langage (30).

Le chapitre IV traite de « La famille et la vocation de la personne dans le Christ » en déclinant ainsi ce thème : la sainte famille, la personne et la société (31-34), à l’image de la vie trinitaire (35), la famille de Nazareth et l’éducation à l’amour (36-38), différence, réciprocité et style de vie familiale (39-42), famille et développement intégral (43-44), accompagner le nouveau désir de famille et les crises (45-48), une formation constante (49).

IIe partie : « La pastorale de la famille face aux nouveaux défis »

Le chapitre I s’intitule : « La pastorale de la famille: les diverses propositions en cours » : responsabilité des Pasteurs et dons charismatiques dans la pastorale familiale (50), la préparation au mariage (51-56), piété populaire et spiritualité familiale (57), le soutien apporté à la spiritualité familiale (58), le témoignage de la beauté de la famille (59-60).

Le Chapitre II décline les « défis pastoraux sur la famille » (61) et le diagnostic est très précis et assez accablant pour la famille et les sociétés :

la crise de la foi et la vie familiale (l’action pastorale dans la crise de la foi (62-63) ;  

les situations critiques internes à la famille (difficultés de relation / communication (64), fragmentation et désagrégation (65), violence et abus (66-67), dépendances, médias et réseaux sociaux (68-69)) ;

pressions externes à la famille (l’incidence de l’activité du travail sur la famille (70-71), le phénomène migratoire et la famille (72), pauvreté et lutte pour la subsistance (73), consommation et individualisme (74), contre-témoignage dans l’Église (75)) ;

quelques situations particulières (le poids des attentes qui pèsent sur l’individu (76), l’impact des guerres (77), disparité de culte (78), autres situations critiques (79).

Le chapitre III présente avec tout autant de lucidité la radiographie des « situations pastorales difficiles » :

situations familiales (80) (concubinages (81-82), unions de fait (83-85), séparés, divorcés et divorcés remariés (86), les enfants et ceux qui restent seuls (87), les mères célibataires (88), situations d’irrégularité canonique (89-92), à propos de l’accès aux sacrements (93-95), autres requêtes (96), à propos des personnes séparées et des divorcés (97), simplification des procès matrimoniaux (98-102), la pastorale des situations difficiles (103-104), non-pratiquants et non-croyants qui demandent le mariage (105-109) ;

à propos des unions entre personnes du même sexe (reconnaissance civile (110-112), l’évaluation des Églises particulières (113-115), quelques indications pastorales (116-119), transmission de la foi aux enfants dans les unions de personnes du même sexe (120).

IIIe partie : « L’ouverture à la vie et la responsabilité éducative »

Le chapitre I traite des « défis pastoraux concernant l’ouverture à la vie » (121-122) : connaissance et accueil du Magistère sur l’ouverture à la vie (123-125), quelques causes de l’accueil difficile (126-127), suggestions pastorales (128), à propos de la pratique sacramentelle (129), encourager une mentalité ouverte à la vie (130-131).

Le chapitre II aborde la question de « L’Église et la famille face au défi éducatif » :

le défi éducatif en général (le défi éducatif et la famille aujourd’hui (132), la transmission de la foi et initiation chrétienne (133-134), quelques difficultés spécifiques (135-137)

 l’éducation chrétienne (dans des situations familiales difficiles (138), une vision générale de la situation (139-140), les requêtes adressées à l’Église (141-145), les réponses des Églises particulières (146-150), temps et modes de l’initiation chrétienne des enfants (151-152), quelques difficultés spécifiques (153), quelques indications pastorales (154-157).