L'oecuménisme, un thème central du concile Vatican II

Différents documents, un seul et même esprit, par le card. Koch

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Hélène Ginabat

ROME, lundi 27 août 2012 (ZENIT.org) – L’œcuménisme est un « thème central » du concile Vatican II, déclare le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Le cardinal Kurt Koch rappelle que les documents du Concile font autorité, y compris le décret sur l’œcuménisme, dans un entretien rapporté par l’édition italienne de L’Osservatore Romano du 3 août 2012.

A l’occasion des célébrations du cinquième centenaire de la Réforme, en 2017, le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens prépare une déclaration commune avec la Fédération luthérienne mondiale, annonce le cardinal. Il y aura aussi des initiatives relevant des Conférences épiscopales locales, précise-t-il.

L’œcuménisme « n’est pas un thème secondaire, mais central, du concile » et donc de l’Eglise aujourd’hui, estime le cardinal à ce sujet.

Il rappelle en ce sens que le décret conciliaire sur l’œcuménisme, Unitatis redintegratio, « tire ses principes de la constitution dogmatique sur l’Eglise, Lumen gentium ». D’ailleurs, « Paul VI a insisté fermement sur ce point, au moment de la promulgation du décret », poursuit-il.

De même Nostra Aetate, la déclaration conciliaire sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes, en particulier avec le judaïsme, trouve elle aussi « ses bases dans la constitution dogmatique sur l’Eglise », ajoute-t-il.

Évoquant les critiques qui mettent en doute le caractère contraignant des textes de Vatican II, le président du dicastère fait observer que « Vatican II a adopté quatre constitutions, neuf décrets et trois déclarations » alors que « le concile de Trente (1545-1563) n’a publié que des décrets et aucune constitution ».

Pourtant, constate-t-il, personne n’oserait affirmer « que le concile de Trente a été d’un niveau inférieur ». C’est pourquoi, conclut-il, si l’on peut reconnaître des différences entre les genres des documents sur le plan formel, « on ne peut vraiment pas accepter que l’on fasse des différences dans le caractère contraignant du contenu de ces documents ».