L’opinion publique américaine favorable à la protection de la vie

Selon un sondage des Chevaliers de Colomb

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ROME, Mercredi 15 Juillet 2009 (ZENIT.org) - L'opinion publique américaine est favorable à une protection de la vie plus importante : c'est ce qui ressort d'un sondage lancé par les Chevaliers de Colomb, en collaboration avec le Marist Institute for public opinion, selon lequel 86 % des personnes interviewées voudraient limiter de manière significative le recours à l'avortement.

L'Osservatore Romano s'est fait l'écho de ce sondage dans son édition du 15 juillet.

L'enquête souligne ainsi qu'en une année, les citoyens pro-life ont augmenté de 5 % (passant de 44 à 49 %) alors que ceux pro-choice sont passés de 50 à 48 %.

L'augmentation de personnes pro-life est particulièrement importante dans les communautés afro-américaines et latino-américaines. Elle est ainsi passée respectivement de 41 à 54 % et de 39 à 43 %.

Ce sondage souligne aussi la nécessité posée par 80 % des personnes interrogées que les lois protègent la vie de la mère et de l'enfant à naître.

Par ailleurs, pour 79 % d'entre eux, les médecins ne devraient pas être contraints de pratiquer l'avortement si celui-ci est en contradiction avec leurs principes éthiques et moraux.

Quant aux conséquences d'interruption volontaire de grossesse sur la santé des femmes, 53 % pensent qu'à long terme, cela constitue un préjudice.

Enfin, pour 69 % des personnes interrogées, il est juste que les responsables religieux s'expriment sur l'avortement.

Selon L'Osservatore Romano, un groupe de députés démocratiques pro-life ont envoyé une lettre à Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, dans laquelle ils soulignent que « si le débat sur la santé continue et que la loi prend forme, il est impératif que le thème de l'avortement ne soit pas sous-évalué ».

Le thème de la défense et de la promotion de la vie avait été au cœur de la rencontre entre Benoît XVI et le président Barack Obama, en visite au Vatican le 10 juillet après-midi.

Le chevalier suprême des chevaliers de Colomb, Carl Anderson, avait déclaré que cette rencontre pourrait constituer un pas important vers un terrain commun sur l'avortement entre le président des Etats-Unis et l'Eglise (cf. Zenit du 14 juillet).