La bibliothèque vaticane conserve tout ce que l’humanité a produit de beau

Lettre de Benoît XVI au cardinal Farina, archiviste et bibliothécaire

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ROME, Vendredi 12 novembre 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI a évoqué la Bibliothèque vaticane comme un lieu « ouvert à l'humain » qui conserve tout ce que « l'humanité a produit de beau ».

A l'occasion de la réouverture de la Bibliothèque apostolique vaticane après trois années de travaux, Benoît XVI a adressé une lettre au cardinal Raffaele Farina, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Eglise romaine. Le pape visitera la Bibliothèque le 18 décembre prochain.

A l'occasion de cette réouverture, une exposition a été organisée au Vatican sur le thème ‘Connaître la Bibliothèque vaticane : une histoire ouverte à l'avenir' ainsi qu'un congrès intitulé ‘La Bibliothèque apostolique vaticane comme lieu de recherche et comme institution au service des chercheurs'.

« L'Eglise de Rome, dès ses commencements, est liée aux livres », à commencer par les Saintes Ecritures et des livres « théologiques et relatifs à la discipline et au gouvernement de l'Eglise », a précisé le pape. « En effet, si la Bibliothèque vaticane naît au 15e siècle, au cœur de l'Humanisme dont elle est une splendide manifestation, elle est l'expression, la réalisation institutionnelle ‘moderne' d'une réalité bien plus ancienne, qui a toujours accompagné le chemin de l'Eglise ».

« Cette conscience historique me pousse à souligner combien la Bibliothèque apostolique, tout comme les proches Archives Secrètes, fait partie intégrante des instruments nécessaires au déroulement du ministère pétrinien et la manière dont elle est enracinée dans les exigences du gouvernement de l'Eglise », a-t-il poursuivi. « La Bibliothèque vaticane est un moyen précieux auquel l'évêque de Rome ne peut et n'entend pas renoncer ».

Depuis ses origines, a ajouté le pape, « elle conserve une ouverture incomparable, vraiment ‘catholique', universelle, à tout ce que l'humanité a produit de beau, de bon, de noble, de digne au cours des siècles ». « D'où la largesse avec laquelle elle a recueilli dans le temps les fruits les plus élevés de la pensée et de la culture humaine, de l'Antiquité au Moyen Age, de l'époque moderne au 20e siècle ».

« Rien de ce qui est vraiment humain n'est étranger à l'Eglise, qui a pour cela toujours cherché, recueilli, conservé, avec une continuité peu comparable, les meilleurs résultats des efforts des hommes pour s'élever au-dessus de la pure matérialité envers la recherche de la Vérité », a affirmé Benoît XVI.

La Bibliothèque vaticane n'est donc pas « une bibliothèque théologique ou à dominance religieuse ». « Fidèle à ses origines humanistes, elle est par vocation ouverte à l'humain ».

« Cette ouverture à l'humain n'est pas seulement adressée au passé mais concerne aussi le présent », a conclu Benoît XVI. « A la Bibliothèque vaticane, tous les chercheurs de la vérité ont toujours été accueillis avec attention et égard, sans aucune discrimination confessionnelle ou idéologique ; il ne leur est demandé que la bonne foi d'une recherche sérieuse, désintéressée et qualifiée ».

Marine Soreau