La bonté de Dieu, plus forte que tout mal

85e anniversaire de Benoît XVI

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Anita Bourdin

ROME, mardi 17 avril 2012 (ZENIT.org) – « La bonté de Dieu est plus forte que tout mal en ce monde », rappelle Benoît XVI qui dit sa confiance, à l’occasion de son anniversaire.

Le pape a en effet célébré la messe en privé, lundi matin, 16 avril, en la Chapelle pauline du Vatican, entouré des évêques de Bavière et il a été accueilli par les paroles du cardinal doyen du collège cardinalice, Angelo Sodano qui lui a présenté les vœux de l’assemblée.

Le pape a indiqué trois « signes » qui ont marqué sa naissance et toute sa vie : il est né un Samedi Saint, le 16 avril 1927 et il a été baptisé de l’eau consacrée lors de la célébration pascale alors anticipée au samedi matin – naissance et renaissance - , et le fait d’être né le jour anniversaire de la « naissance au ciel » de deux saints français : Bernadette Soubirous (+ le 16 avril 1879) et saint Benoît Joseph Labre (+ le 16 avril 1783).

« Je me trouve devant la dernière étape du cours de ma vie et je ne sais pas ce qui m’attend, a confié le pape. Mais je sais qu’il y a la lumière de Dieu, qu’Il est ressuscité, que sa lumière est plus forte que toute obscurité ; que la bonté de Dieu est plus forte que tout mal en ce monde. Et cela m’aide à avancer en sécurité. Cela nous aide à avancer, et en cette heure je remercie de tout cœur tous ceux qui me font sans cesse percevoir le « oui » de Dieu à travers leur foi ».

De sainte Bernadette, le pape retient la pauvreté extrême de sa famille -qui vivait au « cachot » -, son cœur « simple » et « pur », ce qui lui permet de « voir » :  elle « avait gardé un cœur pur et franc, un cœur qui voyait, était capable de voir la Mère du Seigneur, et en elle le reflet de la beauté et de la bonté de Dieu ».

Et l’eau de la source découverte par Bernadette sur indication de la Vierge est « devenue un signe de Marie, un signe qui indique où se trouvent les sources de la vie, où nous pouvons nous purifier, où nous trouvons ce qui n’est pas pollué ».

Plus encore, le pape voit dans cette eau qui « purifie et guérit », « donne la vie », une « image de la vérité qui vient à notre rencontre dans la foi : vérité non simulée, et non contaminée ».

« Avec tout notre savoir (…), nous ne devons pas perdre un cœur simple, le regard simple du cœur, capable de voir l’essentiel, et nous devons toujours prier le Seigneur afin de garder en nous l’humilité qui permet au cœur de demeurer clairvoyant – de voir ce qui est simple et essentiel, la beauté et la bonté de Dieu – et de trouver ainsi la source d’où jaillit l’eau qui donne la vie et purifie », a expliqué le pape.

A propos de Benoît-Joseph Labre, le pape souligne d’une part sa pauvreté volontaire de pèlerin de sanctuaire en sanctuaire, ce qui lui permet d’indiquer l’essentiel : « Dieu seul suffit ».

Mais ses périgrinations indiquent aussi le tissu chrétien de l’Europe de la Pologne à l’Espagne, de la France à l’Italie : il est mort à Rome.

Il est un « saint de la paix », souligne le pape : « Dieu seul peut éliminer les frontières parce que, grâce à Lui, nous sommes tous seulement des frères, nous faisons partie les uns des autres ; il rend présent le fait que l’unicité de Dieu signifie, en même temps, la fraternité et la réconciliation des hommes, la destruction frontières qui nous unit, et nous guérit ».

A propos du « mystère pascal » dans lequel il est plongé par le baptême le jour de sa naissance, ce qui permet au baptiser d’accueillir sa vie comme un don : rien de moins « évident » que d’accueillir d’emblée la vie comme un don !

« La vie biologique en soi est un don, explique le pape, et pourtant, il est entouré d’une grande question. Il devient un vrai don seulement si, en même temps, on peut donner une promesse plus forte de tout malheur qui pourrait nous menacer, si elle est plongée dans une force qui garantit que c’est un bien d’être un homme, que pour cette personne c’est un bien, quel que soit ce que l’avenir puisse apporter ».