La charité de saint Vincent de Paul, modèle pour les jeunes

Salutation de Benoît XVI pendant l’audience

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ROME, Mercredi 26 septembre 2007 (ZENIT.org) – Benoît XVI propose aux jeunes - mais aussi aux malades et aux jeunes mariés - l’exemple de la charité de saint Vincent de Paul dont c’est demain la fête liturgique.



Benoît XVI a salué en italien les jeunes, les malades et les jeunes mariés à l’issue de l’audience du mercredi, place Saint-Pierre, en disant : « Que l’exemple de charité de saint Vincent de Paul, dont nous ferons mémoire demain, vous encourage, vous, les jeunes, à envisager votre avenir comme un généreux service de votre prochain ».

« Qu’il vous aide, chers malades, à trouver dans la souffrance le réconfort du Christ », ajoutait le pape.

Il concluait : « Qu’il vous incite, chers jeunes mariés, à conserver dans votre famille une constante attention aux pauvres ».

Comme le rappelle le site en ligne des Filles de la Charité fondées, ainsi que les Lazaristes (ou Congrégation de la Mission), par Saint Vinvent de Paul, « Monsieur de Paul » est né en 1581, dans une famille d’agriculteurs, dans le village de Pouy, du Sud-Ouest de la France.

Il étudia la théologie à l’Université de Toulouse, fut ordonné prêtre à 19 ans, avant de compléter ses études de théologie pendant quatre ans. Pour échapper à une vie monotone, il se rendit à Paris en 1608.

Là, le P. Vincent eut un guide spirituel plein de sagesse, Pierre de Bérulle, qui peu à peu lui fit percevoir qu’aider les autres était plus important que suivre ses ambitions personnelles.

Durant quelques années, Vincent travailla comme curé de paroisse à Clichy, près de Paris. En 1613, il devint le précepteur des enfants du Général des galères en France et en 1617 il devint l’aumônier des galériens.

Il avait le souci des paysans qui vivaient sur les terres du Général, en raison des conditions effroyables dans lesquelles ils vivaient. En 1625, il avait influencé un certain nombre de jeunes hommes, et bientôt certains d’entre eux, prêtres, se joignirent à lui pour former un groupe religieux qui devait s’appeler la « Congrégation de la Mission ».

Vincent et ses amis travaillèrent avec les personnes pauvres des campagnes proches de Paris, les instruisant sur Jésus Christ et la Bonne Nouvelle de l’Évangile, et les aidant à obtenir nourriture et vêtements.

Vincent était un grand « travailleur en réseau ». Il forma de nombreuses associations de personnes laïques aisées, en particulier les Dames de la Charité, d’abord à Paris, puis à travers toute la France. Vincent les persuada de consacrer une partie de leur temps et de leur argent à aider les pauvres.

Il créa plusieurs hôpitaux, dont un à Marseille pour les forçats condamnés aux galères.

Plusieurs fois, on lui demanda d’agir comme médiateur lors des guerres de religion qui déchiraient la France.

Avec Louise de Marillac, il réunit les premiers groupes de femmes qui se consacrèrent entièrement aux œuvres de charité en dehors d’un cloître, elles prirent el nom de « Filles de la Charité ».

Vincent était plus un homme d’action qu’un théoricien. L’esprit religieux qu’il communiquait était simple, pratique et direct. Il regardait le Christ comme son maître et essayait de traduire le message de l’Évangile dans des réalisations concrètes.

Organisateur au sens pratique, Vincent était aussi un homme d’une foi profonde, un homme de prière et un mystique. Les services qu’il a créés pour les pauvres s’enracinaient dans l’Évangile, dans la vision de Mathieu 25 où Jésus dit : « Ce que vous faites aux plus petits de mes frères et sœurs, c’est à moi que vous le faites ».

Vincent mourut le 27 Septembre 1660, et fut canonisé en 1737.

« Comme le Bon Dieu est bon, disait de lui saint François de Sales, puisque Monsieur Vincent est si bon ! ».

Saint Vincent de Paul rappelait sans cesse à ses filles spirituelles : « les pauvres sont nos maîtres ».

Mais il leur recommandait de ne jamais abandonner l’oraison, pour aucune raison, sinon celle de la charité. Car être à l’écoute de Dieu est nécessaire, disait-il, pour ne pas agir avec précipitation et « enjamber la Providence ».

« J’ai peine de votre peine » : c’était l’expression de la compassion de « Monsieur Vincent » pour les misères humaines.