« La charité est la force qui change le monde », affirme Benoît XVI

Le pape offre un déjeuner aux pauvres accueillis par les Missionnaires de la charité

| 1607 clics

ROME, Mercredi 29 décembre 2010 (ZENIT.org) – « La charité est la force qui change le monde, parce que Dieu est amour », a affirmé Benoît XVI au cours du déjeuner qu’il a offert dans l’atrium de la salle Paul VI au Vatican, aux pauvres accueillis dans les maisons romaines des Missionnaires de la charité, ordre fondé par Mère Teresa de Calcutta.

En s’adressant aux 350 personnes qui ont participé à ce déjeuner, parmi lesquelles 150 sœurs, frères contemplatifs, prêtres et séminaristes, le pape a longuement évoqué Mère Teresa, « reflet de la lumière de l’amour de Dieu », à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance.

« La bienheureuse Teresa de Calcutta a vécu la charité envers tous, sans distinction, mais avec une préférence pour les plus pauvres et abandonnés : un signe lumineux de la paternité et de la bonté de Dieu », a-t-il affirmé.

« Célébrer les 100 ans de sa naissance est motif de gratitude et de réflexion pour un engagement renouvelé et joyeux au service du Seigneur et des frères, particulièrement des plus pauvres », a rappelé le pape en présence de sœur Mary Prema Pierick, supérieure générale des sœurs Missionnaires de la charité ; du Fr. Sebastian Vazhakala, Co-Fondateur et supérieur général des frères contemplatifs et du Fr. Brian Kolodiejchuk, supérieur général des prêtres Missionnaires de la charité et postulateur de la cause de canonisation de la bienheureuse Teresa de Calcutta.

 « A qui se demande pourquoi Mère Teresa est devenue si célèbre, la réponse est simple : parce qu’elle a vécu de manière humble et cachée, par amour et dans l’amour de Dieu », a ajouté Benoît XVI.

« Elle-même affirmait que sa plus grande récompense était d’aimer Jésus et de le servir dans les pauvres. Son petit visage, avec les mains jointes ou alors qu’elle caressait un malade, un lépreux, un moribond, un enfant, est le signe visible d’une existence transformée en Dieu », a expliqué le pape.  « Dans la nuit de la douleur humaine, elle a fait resplendir la lumière de l’Amour divin et a aidé beaucoup de cœurs à trouver cette paix que Dieu seul peut donner ».

Dans ces quelques mots adressés à l’issue du déjeuner, Benoît XVI a souhaité remercier « parce que, dans la bienheureuse Teresa de Calcutta, nous avons tous vu comment notre existence peut changer lorsque l’on rencontre Jésus ; on peut devenir pour les autres un reflet de la lumière de Dieu ». « A tant d’hommes et de femmes en situations de misère et de souffrance, Elle a donné la consolation et la certitude que Dieu n’abandonne personne, jamais ! ».

« Sa mission continue à travers tous ceux qui, ici comme dans d’autres parties du monde, vivent son charisme d’être missionnaires de la Charité », a-t-il conclu. « Notre gratitude est grande, chères sœurs, chers frères, pour votre présence humble, discrète, cachée aux yeux des hommes mais extraordinaire et précieuse pour le cœur de Dieu. A l’homme souvent en recherche d’un bonheur illusoire, votre témoignage de vie dit où se trouve la vraie joie : dans le partage, dans le don, dans l’amour avec la même gratuité de Dieu qui rompt la logique de l’égoïsme humain ».

Un repas de Noël pour les pauvres

Pour ce déjeuner, a rappelé Radio Vatican, « les tables avaient été dressées dans le hall de la Salle Paul VI où il arrive à certaines occasions, comme les consistoires et les synodes, que le Pape prenne son repas avec de nombreux invités : des cardinaux, des évêques, des experts ».

« Ce dimanche, ce vaste espace a accueilli les plus démunis accompagnés de plus de 200 missionnaires de la charité, religieux et religieuses, qui animent aujourd’hui à Rome une dizaine de structures d’accueil destinées à des pauvres, des personnes âgées abandonnées, des malades mentaux, des filles mères avec leurs bébés, des alcooliques, des malades du Sida ».

« Les religieux de Mère Teresa leur offrent un abri, de la nourriture, mais aussi des espaces de silence et de prière. Le 26 décembre un repas de Noël est organisé pour les pauvres. Cette année, Benoît XVI a voulu les inviter au Vatican, cœur de l’Église, une initiative à laquelle était associée la branche contemplative de la Congrégation ».

« Parmi les heureux élus assis à la table du Pape se trouvaient un haïtien handicapé, un chinois, un ivoirien, un musulman d’Ethiopie, ainsi qu’un gabonais qui se prépare à recevoir le baptême ».

Marine Soreau