La constitution Dei Verbum ou la théologie pleinement évangélique

« Relire le Concile », à Rome

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Anne Kurian

ROME, mercredi 25 avril 2012 (ZENIT.org) – Avec la constitution conciliaire Dei Verbum, la théologie a les moyens de devenir « pleinement évangélique », commente le P. Christoph Theobald, intervenant de la quatrième conférence du cycle "Relire le Concile".

Cette conférence, organisée par l’Université pontificale du Latran et par l’Institut français de Rome, (cf. Zenit du 22 février) se tiendra à l'auditorium de l'Institut français - Centre Saint-Louis, avec traduction simultanée en italien, jeudi 26 avril à 16h. Elle portera sur la constitution Dei Verbum, et elle sera faite à deux voix par le P. Christoph Theobald, jésuite, enseignant en théologie fondamentale et dogmatique au Centre Sèvres (Paris), et Riccardo Burigana, enseignant à l’Institut d’études œcuméniques S. Bernardino, (Venise) et directeur du Centre pour l’œcuménisme en Italie.

Le P. Theobald présente ainsi son intervention dans un communiqué : « Cinquante ans après, affirme-t-il, nous partageons sans réserve le jugement » du P. Yves Congar, qui qualifia Dei Verbum de « grand texte qui fournit à la théologie les moyens de devenir pleinement évangélique » (journal du P. Congar, 18 novembre 1965, promulgation de Dei Verbum).

Mais, ajoute-t-il, au nom de cette évaluation théologique, il faut « donner toute sa place » au « conflit doctrinal persistant », révélé par l’histoire de la rédaction de Dei Verbum.

Il précise qu’il se penchera sur la « structure organique » de la Constitution en reconstruisant le « parcours théologique du texte » : notamment les principaux « carrefours » qu’il traverse et les « décisions » qu’il y prend.

Il abordera également la « signification du conflit doctrinal » qui s’est déclaré lors de la première période du Concile et qui a « laissé ses traces dans le document final ». Enfin, il réfléchira au « processus de réception, à situer dans un long terme, engagé par la Constitution dès son Préambule ».