La croissance de l'Eglise catholique en Norvège

Un témoignage qui a frappé Benoît XVI

| 1787 clics

Anita Bourdin

ROME, samedi 27 octobre 2012 (ZENIT.org) – « Malgré son importance limitée au plan numérique et social, notre Église est cependant en croissance », a déclaré Mgr Berislav Grgic, évêque prélat de Tromsö qui a présenté la vie de l’Eglise en Norvège a été présentée au synode, le 13 octobre, lors de la 9e congrégation générale.

Benoît XVI était présent et il a dit ce samedi matin, 27 octobre (cf. article de ce jour) qu’il avait été frappé par ce témoignage.

« Dans les pays nordiques - Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède - l’Église catholique est une petite minorité et n’a ni les avantages ni les inconvénients qui se rencontrent souvent dans les régions où le catholicisme est traditionnel et/ou majoritaire. Malgré son importance limitée au plan numérique et social, notre Église est cependant en croissance », a expliqué l’évêque.

Il précisait : « De nouvelles églises sont construites ou acquises, de nouvelles Paroisses instituées, des rites non latins viennent s’ajouter, le nombre des conversions et des baptêmes d’adultes est relativement élevé, les vocations au sacerdoce et à la vie religieuse augmentent, le nombre des baptêmes dépasse de loin celui des décès et de ceux qui abandonnent l’Église, et la présence à la Messe dominicale est assez élevée ».


Plus encore, il a signalé l’intérêt pour la foi catholique qui se manifeste dans la société : « Dans certains secteurs de la société, il existe un grand intérêt pour la foi et pour la spiritualité tant de la part des non croyants, qui recherchent la vérité, que de la part de chrétiens engagés d’autres confessions, qui désirent un approfondissement et un enrichissement de la vie religieuse ».

Il souligne le rôle spécifique des ordres contemplatifs « qui y ont ouvert des maisons » et  « sont plutôt nombreux ».


Un défi, la distance : « Toutefois, la transmission de la foi est souvent rendue plus difficile par les grandes distances. Nos prêtres doivent voyager beaucoup (parfois jusqu’à 2.000 km par mois) afin de rendre visite aux fidèles qui habitent dans des lieux éloignés et célébrer la Messe avec eux. Au cours des mois d’hiver, cela devient très fatigant ».