La destruction de la famille, véritable "désastre social"

Un témoignage venu d´Afrique

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CITE DU VATICAN, Mardi 22 mai 2001 (ZENIT.org) - La destruction de la famille est un véritable "désastre social" mal évalué, affirmait le cardinal archevêque de Kinshasa, Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi, CICM.



Plusieurs cardinaux en ont parlé de la famille (cf. NMI, 47), en particulier les cardinaux Alfonso Lopez Trujillo, Anthony Joseph Bevilacqua, archevêque de Philadelphie, et le cardinal Etsou.

Le cardinal Etsou soulignait que les media ont mis l´accent, dans leur couverture des événements qui secouent son pays, sur les ravages de la guerre, l´occupation par des armées étrangères (Rwanda, Ouganda, Burundi). Mais, disait-il, ce n´est pas là le plus grave. Le plus grave, c´est la "destruction de la famille" que provoquent ces conflits: enfants sans famille, sans école, comportements déviés dès l´enfance, relations sexuelles prématurées, hommes à la guerre ou loin, et femmes chargées d´élever seules les enfants. La destruction de la famille, affirmait-il, constitue dans le pays le vrai "désastre social".

Les cardinaux soulignaient en général la nécessité d´une vraie formation pour la vie de la famille, et d´un approfondissement de la réflexion pédagogique et anthropologique sur la sexualité humaine.

Le cardinal Lopez appuyait en son exposé des statistiques (notant par exemple le nombre de naissances hors mariage, et des chiffres manifestant l´écart entre l´enseignement de l´Eglise et à la vie de la société). Il annonçait la préparation du lexique, et soulignait l´importance de l´évolution culturelle du concept de mariage, et le besoin pastoral qui s´ensuit.