La dimension religieuse fait partie intégrante de l'éducation

Le cardinal Bertone à la béatification de mère Antonia Maria Verna

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ROME, Jeudi 6 octobre 2011 (ZENIT.org) – Le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, a présidé dimanche, à Ivrea (Italie), la béatification de mère Antonia Maria Verna (1773-1838). La fondatrice des sœurs de la charité de l’Immaculée Conception d’Ivrea, fut, en son temps, un point de référence pour l’instruction des femmes.

Au cours de la cérémonie, le cardinal Bertone a souligné le caractère actuel des idées éducatives de la bienheureuse, qui renvoient, a-t-il dit, « à la nécessité fondamentale d’avoir des écoles où la dimension religieuse se révèlerait dans tout son potentiel positif pour un développement pleinement humain ». Reprenant l’invitation de mère Antonia, il a rappelé qu'il ne faut pas « avoir peur d’éduquer aux choix exigeants que Jésus ne cesse de proposer dans l’Eglise, sur le chemin des diverses vocations ».

« Trop de fois il semblerait que l’on ait peur de laisser un espace à la dimension religieuse de la vie, inscrite dans le cœur humain », a relevé le cardinal Bertone qui déplore la tendance actuelle de vouloir « confiner et cacher » cette dimension, la reléguer à la sphère privé de l’individu. Cette attitude, a-t-il insisté, « appauvrit énormément le travail éducatif ».

Le nombre des écoles dirigées par les sœurs de la charité de l’Immaculée Conception de mère Verna « nous interpellent aujourd’hui plus que jamais sur le rôle d’une école libre et paritaire, qui, au plan éducatif, est un enrichissement pour tout un pays ».

Les écoles dirigées par les filles spirituelles de mère Antonia en Europe, en Amérique, au Moyen-Orient et en Afrique, a conclu le cardinal Bertone, ont favorisé la formation de « générations d’enseignants qui ont été et sont de vrais éducateurs, mais dont la contribution au développement culturel et social de leurs pays respectifs, difficilement quantifiable, est trop souvent oubliée ».