La foi doit s´enraciner et devenir culture

Déclaration du cardinal Poupard

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ROME, dimanche 20 mai 2001 (ZENIT.org) – Vendredi dernier, à quelques jours de l´ouverture du Consistoire extraordinaire des cardinaux (qui commencera demain lundi), "Radio Vatican" a demandé au cardinal Paul Poupard, président du Conseil Pontifical de la Culture, quel est selon lui le principal défi de l´Eglise aujourd´hui.



"Je dirais tout d´abord – à la lumière des dernières rencontres que j´ai pu avoir, que ce soit récemment en Côte d´Ivoire, au cœur de l´Afrique, ou le mois dernier au Liban, c´est-à-dire au Moyen Orient, et avant encore, en Amérique Latine et à Bangkok, en Asie – que la chose la plus importante c´est peut-être de répondre à la question suivante: qu´est-ce que cela signifie être chrétien, disciple du Christ, à l´aube du troisième millénaire, au milieu de tant de personnes qui professent tant de fois différentes ou aucune foi, entre l´agnosticisme et l´indifférence?", a déclaré le cardinal français.

"Je crois que c´est la question que se posait aussi il y a 40 ans, le cardinal Giovanni Battista Montini, à la veille de la clôture de la première session du Concile Œcuménique Vatican II, convoqué par le bienheureux pape Roncalli: ´Eglise du Christ, que dis-tu de toi-même?´. Le grand problème, c´est le renouvellement de la foi. Lorsque la foi n´est pas pensée intégralement et entièrement vécue, lorsqu´elle ne devient pas culture, ce n´est pas une foi enracinée comme elle devrait l´être. Le programme est donc le suivant: retrouver, à travers tant de cultures différentes, l´annonce joyeuse de la Bonne Nouvelle de Jésus, Sauveur du monde, dans une foi renouvelée, en respectant pleinement ses frères", a-t-il conclu.