« La France n’oublie pas Gilad Shalit », déclare le ministre A. Juppé

Cinq ans de captivité

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ROME, Mardi 28 juin 2011 (ZENIT.org) – « La France n’oublie pas Gilad Shalit », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à la veille du 5e anniversaire de la capture du soldat israélien, le 25 juin.

Ses parents, Noam et Aviva Shalit avaient rencontré le pape Benoît XVI à l’occasion de sa visite en Israël, lors de la réception en son honneur au palais présidentiel de Jérusalem, le 11 mai 2009.

« A la veille du triste anniversaire de la cinquième année de captivité de Gilad Shalit, je veux redire que la situation de notre compatriote, détenu au mépris des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire, est inacceptable », a déclaré le ministre français.

« La France n’oublie pas Gilad Shalit, a-t-il ajouté. Nous mobilisons nos partenaires et poursuivons sans relâche notre action en faveur de sa libération, en coordination avec les autres efforts de médiation en cours. Nous passons tous les messages utiles à nos partenaires de la région. Nous continuons à exiger qu’un droit de visite soit accordé au Comité international de la Croix Rouge, conformément au droit international ».

A l'adresse des parents de Gilad Shalit, il a ajouté : « J’ai en ce jour une pensée toute particulière pour Noam et Aviva Shalit, que j’ai rencontrés il y a quelques jours sous la tente qu’ils ont installée à Jérusalem, et dont la dignité dans cette épreuve force l’admiration ».

Le 6 juin 2011, Noam Schalit, le père de Guilad Schalit, a déposé plainte contre X devant le procureur de Paris, pour enlèvement et séquestration. Cette plainte engage la justice française à mener une enquête et notamment, réduire la liberté de mouvement des ravisseurs.

Né le 28 août 1986 à Nahariya (Israël), Gilad Shalit a la double nationalité française et israélienne. Militaire de l'armée israélienne, il a été capturé le 25 juin 2006 par un commando palestinien à Kerem Shalom. Son enlèvement a été revendiqué par les Brigades Ezzedine Al-Qassam, les Comités de résistance populaire (CRP) et un groupe inconnu se faisant appeler l'« Armée de l'islam ». Ils ont déclaré leur intention d'échanger Gilat Shalit contre des prisonniers palestiniens détenus en Israël. Le Hamas a demandé mille prisonniers. La condition mise à leur libération est qu’ils quittent la Cisjordanie. Le Hamas a refusé. La dernière preuve de vie date du 14 septembre 2009.