La Journée mondiale du refus de la misère a 25 ans aujourd'hui

Supprimer la violence faite aux plus pauvres

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Anita Bourdin

ROME, mercredi 17 octobre 2012 (ZENIT.org) – 
 « Les personnes très pauvres sont avant tout victimes de violences. Cette année, la Journée mondiale du refus de la misère en France veut interpeller la société pour demander la reconnaissance de la violence faite aux plus pauvres », indique aujourd’hui le mouvement ATD-Quart monde, présent dans une trentaine de pays dans le monde.

On estime qu’en France 8, 5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté de 964 euro, pour une personne seule, en ville comme ne milieu rural. 

C’est en effet aujourd’hui, comme chaque 17 octobre, la Journée mondiale du Refus de la misère qui fête son 25e anniversaire avec pour thème : « La misère est violence, supprimons-la », relayé par le site http://refuserlamisere.org : qui dénonce la misère en tant que « violation des droits humains ».

L’ONU a choisi le thème 2012 pour rappeler que la fin de la misère nécessite de mettre à profit les capacités de toutes les personnes sans exclusion.

Avec les partenaires de cette journée, ATD Quart Monde veut faire connaître toutes les actions qui permettent aux personnes de milieux défavorisés et à ceux qui les soutiennent de se rencontrer, de s’unir pour résister à l’isolement que provoque la violence du mépris et de la misère.

Comme chaque 17 octobre, une cérémonie a eu lieu à Paris, au Trocadéro, sur la « Dalle des droits de l’homme », à 17 h 30, en hommage « aux victimes de la misère ».

Cette Journée a été adoptée par l’ONU, à la demande d’un prêtre français, le P. Joseph Wresinski, fondateur d’ATD à Noisy-le-Grand, en région parisienne.

Et c’est le 22 décembre 1992 que le 17 octobre a été proclamé « Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté », par l'assemblée générale des Nations unies.

Depuis, les initiatives pour célébrer cette journée n'ont cessé de se multiplier. Dans de nombreux lieux, des rassemblements se tiennent également le 17 de chaque mois, comme à Rome, au Latran, près de la dalle inaugurée en l’An 2000.

La cause de béatification du P. Wresinski (12 février 1917 - 14 février 1988) a été introduite à Rome. Le P. Marc Leclerc, postulateur de la cause a indiqué à Zenit que l'enquête diocésaine, ouverte à Soissons le 19 mars 1997, s'est conclue en 2003. Les 20.000 pages du dossier ont été apportées, dûment scellées, à la Congrégation romaine pour les Causes des saints.

Elles ont été reliées en une soixantaine de volumes, qui ont été examinés par la juriste chargée de ce travail par ce dicastère. « Depuis lors, nous avons reçu le décret de validité de la part de la Congrégation, un Relateur a été nommé », qui est actuellement le P. Zdzislaw Kijas, ofm conv., et ainsi s'est ouverte officiellement la phase romaine de la procédure , a précisé le P. Leclerc.