La Journée mondiale du Rosaire partie d’une escroquerie à un homme d’affaire

Entretien avec Guillermo Estévez Alverde

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ROME, Vendredi 5 octobre 2007 (ZENIT.org) – La Journée mondiale du rosaire, qui aura lieu le 7 octobre et qui unit désormais dans la prière plusieurs centaines de milliers de personnes à travers le monde, est née de l’expérience spirituelle d’un homme d’affaire victime d’un acte frauduleux.



Dans un entretien à Zenit, Guillermo Estévez Alverde, mexicain, raconte comment est née la première Journée mondiale du rosaire, en 1996.

« A 40 ans, je n’avais jamais récité le chapelet, raconte-t-il, je me consacrais à mes affaires qui marchaient bien. Puis je fus victime d’un acte frauduleux et il m’a fallu quitter la ville où je vivais, laissant mes enfants pendant neuf mois, le temps que mes problèmes judicaires soient résolus ».

« Je me suis rapproché de l’Eglise et j’ai remplacer mon dieu argent par le vrai Dieu, a-t-il confessé. J’ai commencé à réciter le chapelet car j’ai senti que la Vierge Marie tenait à ce que nous le récitions et que nous le promouvions ».

« J’ai commencé à le réciter tous les jours, pour mon associé, qui m’avait escroqué, et pour mon avocat, qui m’avait trahi », a-t-il déclaré.

Guillermo Estévez Alverde raconte qu’il a fini par retrouver la paix intérieure. Il s’est rendu auprès de celui qui l’avait escroqué, à qui il a pardonné, ainsi qu’auprès de son avocat.

« Au bout de quelque temps, raconte-t-il, j’ai formé des groupes de prière chez moi, tous les mardis après-midi. Mon épouse, mes enfants et tous ceux qui le voulaient, y participaient … Cela n’a jamais été une obligation, c’était une invitation. Tous les mardis il y avait jusqu’à 60 ou 80 amis chez moi ».

Guillermo Estévez Alverde a alors commencé à encourager les personnes qui venaient prier chez lui, à créer leur propre groupe de prière.

« Cette année-là, Jean Paul II allait fêter ses 50 ans de sacerdoce et un ami prêtre m’a dit qu’il fallait faire quelque chose pour le pape, un cadeau », a-t-il raconté.

De là est née l’idée de réaliser le plus grand Rosaire du monde, fixé pour le 20 octobre 1996.

La récitation du chapelet, explique Estévez Alverde, n’est pas une pratique « désuète », comme certains pourraient le penser.

« Pour moi , elle est plus actuelle que jamais. Elle m’a donné la paix, m’a rapproché de Dieu, et m’a fait vivre très heureux », souligne-t-il.

Des chaînes de télévisions comme EWTN, et tant d’autres chaînes radiophoniques, transmettent l’événement en direct.

Guillermo Estévez Alverde raconte que suite à cette initiative, il reçoit des témoignages du monde entier sur les fruits de la prière du chapelet. Il est convaincu qu’une famille qui prie, reste unie ; qu’un peuple qui prie, reste uni.

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