La liberté d’expression n’est pas le droit d’offenser le sentiment religieux

Réaction du Vatican et dans l’Eglise

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ROME, Dimanche 5 février 2006 (ZENIT.org) – « Liberté d’offenser ? » interroge le porte-parole du Vatican dans une déclaration répondant à différentes demandes de précisions sur la position du Saint-Siège face aux récentes représentations caricaturales du prophète Mahomet, ayant offensé le sentiment religieux de personnes et de communautés du monde musulman.



Pour le Vatican, la coexistence humaine exige un climat de « respect mutuel » : les actions de protestations violentes sont également fermement déplorées.

« Le droit à la liberté de pensée et d’expression, affirmé dans la Déclaration des Droits de l’homme, ne peut pas impliquer le droit d’offenser le sentiment religieux des croyants », a en effet souligné samedi 4 février, le porte parole du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls.

« Ce principe, précisait-il, vaut évidemment pour quelque religion que ce soit. La coexistence humaine exige ensuite un respect mutuel, pour favoriser la paix entre les hommes et les nations ».

« En outre, précisait M. Navarro Valls, certaines formes de critique à outrance ou de dérision des autres dénotent un manque de sensibilité humaine et peuvent constituer dans certains cas une provocation inadmissible ».

Il concluait: « La lecture de l’histoire enseigne que ce n’est pas par ce chemin là que l’on guérit les blessures existant dans la vie des peuples ».

Et à propos des protestations de ces derniers jours, M. Navarro Valls disait: « Il faut dire immédiatement que les offenses faites par une personne ou un organe de presse ne peuvent pas être imputées aux institutions publique du dit pays, dont les autorités pourront ou devront, éventuellement, intervenir, selon les principes de la législation nationale. Des actions violentes de protestation sont par conséquent également déplorables ».

« Pour réagir à une offense, fait observer M. Navarro Valls, on ne peut pas en effet manquer au véritable esprit de toute religion. Et l’intolérance réelle ou verbale, de quelque côté qu’elle vienne, comme action ou comme réaction, constitue toujours une menace pour la paix ».