La liturgie exprime l'initiative de Dieu

Et la beauté de Dieu, selon les Pères du synode

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Anne Kurian

ROME, samedi 20 octobre 2012 (ZENIT.org) – La liturgie est un lieu privilégié d’évangélisation, elle exprime l’initiative de Dieu dans la foi ainsi que la « beauté » de Dieu.

C’est ce qu’ont dit les Pères synodaux lors du débat général : en l’occurrence, Mgr Franz-Peter Tebartz-Van Elst, évêque de Limburg en Allemagne, Mgr Geraldo Lyrio Rocha, archevêque de Mariana au Brésil, et Mgr Alberto Francisco María Sanguinetti Montero, évêque de Canelones en Uruguay, ont tous trois centré leur intervention sur la liturgie et les sacrements.

Pour Mgr Tebartz-Van Elst, la liturgie exprime l’initiative de Dieu dans la foi : elle « n’est pas une oeuvre de l’homme ou une frénésie créative », au contraire, elle fait comprendre que « la vocation de la personne est à la fois l’initiative et l’oeuvre de Dieu ».

C’est ce qu’a dit l’évêque lors de la 13e congrégation générale, dans la matinée du 16 octobre. Ainsi, a-t-il ajouté, la liturgie est « une école catéchétique ».

Mgr Lyrio Rocha, intervenant pour la même congrégation générale, a estimé qu’il était du « devoir sacré » des célébrations liturgiques de « faire en sorte que l’on puisse vivre une expérience intense de Jésus », car elle est le lieu privilégié de « l’éducation de la foi », et « cela doit transparaître dans la façon même dont elle est célébrée ».

Concrètement, a expliqué l’archevêque, la « beauté envoûtante et contagieuse du mystère » doit être exprimé « dans toute sa force » pour que la liturgie soit « réellement évangélisatrice » : il s’agit d’exprimer dans les célébrations liturgiques « la divine beauté », qu’elles soient « un temps fort de l’expérience de Dieu, d’un Dieu vivant et vrai, source de force nouvelle et rénovatrice qui donne au chrétien la joie et l’espérance ».

La nouvelle évangélisation « dépend en large mesure de la capacité de faire de la liturgie la source de la vie spirituelle », car « la liturgie annonce la bonne nouvelle en la célébrant » et elle « éduque dans la foi au moyen de signes sensibles », a-t-il souligné.

De son côté, Mgr Sanguinetti Montero est revenu sur la place de la confirmation dans les sacrements, le 9 octobre au matin, 3e congrégation générale.

L’évêque a plaidé pour fonder les pratiques des sacrements baptême - confirmation - eucharistie sur un ordre « dogmatique », tiré de la « tradition authentique de l’Orient et de l’Occident ».

Il a estimé en ce sens que par le baptême et la confirmation, le chrétien entre « dans la Nouvelle Alliance pour la participation à la mort et à la glorification de Jésus Christ et à l’effusion eschatologique du Saint-Esprit ». La communion eucharistique est donc « le couronnement de toute l’initiation chrétienne et aussi sa mise à jour renouvelée », a-t-il poursuivi.

C’est pourquoi il a conseillé d’administrer la confirmation après le baptême et avant la première communion.