La loi de Dieu fait sortir de l'égoïsme

Paroles de Benoît XVI à l'angélus

| 1196 clics

Anne Kurian

ROME, dimanche 2 septembre 2012 (ZENIT.org) – La loi de Dieu fait sortir l’homme de « l’esclavage de l’égoïsme », déclare Benoît XVI.

Le pape a en effet introduit la prière mariale de l’angélus, ce dimanche 2 septembre 2012, à Castelgandolfo, où il était entouré de milliers de visiteurs du monde entier.

La « loi de Dieu, son commandement » est un « élément essentiel de la religion juive ainsi que de la religion chrétienne », élément qui « trouve son plein accomplissement dans l’amour », a dit le pape en revenant sur les lectures de ce dimanche.

Pour Benoît XVI, la loi de Dieu est « sa parole qui guide l’homme sur le chemin de la vie », le fait « sortir de l’esclavage de l’égoïsme » et « l’introduit dans la « terre » de la vraie liberté et de la vie ».

Et la « signification authentique » de la loi consiste à « vivre à l’écoute de Dieu pour faire sa volonté, qui est la vérité de notre être, et donc pour vivre bien, dans la véritable liberté », ajoute-t-il.

La loi n’est pas « un poids, une limite qui opprime », mais elle est « le don le plus précieux du Seigneur, le témoignage de son amour paternel, de sa volonté de rester proche de son peuple, d’être son allié et d’écrire avec lui une histoire d’amour », poursuit-il.

Mais Benoît XVI constate « un risque grave dans toutes les religions », et que « l’on peut aussi retrouver, malheureusement, dans le monde chrétien » : « une fois établi » et « dépositaire de la loi », l’homme est « tenté » de « mettre sa sécurité et sa joie » dans « les biens, le pouvoir et d’autres « divinités » qui sont vaines, qui sont des idoles ».

Bien que « la loi de Dieu reste », cependant « elle a cessé d’être le plus important, la règle de vie », explique le pape : elle devient « un revêtement, une couverture, pendant que la vie suit d’autres voies, d’autres règles, des intérêts individualistes ou de groupes souvent égoïstes ».

La loi devient des « pratiques et usages secondaires », qui ne font que « satisfaire le besoin humain de se sentir en règle avec Dieu », estime Benoît XVI : ces pratiques honorent Dieu « des lèvres » alors que le cœur de l’homme « est loin de [Lui] ».

C’est pourquoi le pape invite à « écouter d’un cœur ouvert et sincère la parole de Dieu pour qu’elle oriente les pensées, les choix et les actions de chaque jour ».