La paix en Terre Sainte suppose la « compréhension réciproque »

Intervention de Mgr Migliore à l’ONU

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ROME, Lundi 20 novembre 2006 (ZENIT.org) – La paix en Terre Sainte suppose la « compréhension réciproque », a affirmé Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU le 17 novembre, lors de la 10e session spéciale d'urgence de l'Assemblée générale, consacrée aux « Actions illégales israéliennes à Jérusalem Est occupée et dans le reste du territoire palestinien occupé ».



« L'unique possibilité de paix durable dans la région doit être fondée sur une authentique compréhension réciproque », qui implique « tous les principaux protagonistes du Moyen Orient » et s’appuie sur « des traités de paix bilatéraux et sur des accords multilatéraux affrontant tous les problèmes d'intérêt commun, dont le problème de l'eau, de l'environnement et du commerce ».

Mgr Migliore a également exprimé sa « proximité » avec « les populations civiles souffrant les conséquences de ces récentes violences ».

Il a transmis l'invitation de Benoît XVI « à prier avec lui pour que Dieu éclaire les autorités israéliennes et palestiniennes, ainsi que celles des autres pays qui ont une responsabilité dans la région, afin qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre fin à cette effusion de sang », développer « les initiatives d'aide alimentaire » et « encourager la reprise immédiate de négociations directes, sérieuses et concrètes ».

« Tandis que nous déplorons tous ces nouveaux morts et que nous condamnons la spirale de violence provoquée par les opérations militaires et par les attaques terroristes, nous ne pouvons cesser de remarquer que ces événements horribles font partie d'un problème beaucoup plus grand qui couve depuis trop longtemps dans la région », a fait observer Mgr Migliore.

« A chaque fois que nous nous retrouvons réunis d'urgence comme aujourd'hui, nous dressons la liste sans fin des difficultés et des différends qui opposent israéliens et palestiniens, rendant encore plus urgent le fait que les pays prennent en compte l'injustice fondamentale qui est au cœur de ce problème, faisait remarquer le représentant du Saint-Siège. Faire une litanie de symptômes sans arriver aux racines du conflit n'est d'aucune aide pour les deux parties ».

Mgr Migliore évoquait le sort des populations vivant « dans l'horrible tension entre potentielles actions terroristes ou des incursions militaires qui provoquent la mort, de nombreuses victimes et la destruction des infrastructures ».

Mgr Migliore concluait sur la dimension régionale de ce conflit israélo-palestinien et sur la responsabilité de la communauté internationale, en déplorant que celle-ci « n’ait pas réussi à convaincre les israéliens et les palestiniens de la nécessité d'un dialogue significatif » « pour trouver une solution à leurs désaccords en échange de paix et de stabilité pour chacun d'eux ».