La pastorale universitaire aide à former les acteurs de la société

Premières interventions au congrès du CCEE à Munich

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ROME, Vendredi 28 janvier 2011 (ZENIT.org) - La pastorale universitaire est un aspect décisif de la pastorale de l'Eglise en général et elle doit aider à former les vrais acteurs de la société.

C'est ce qui ressort des premières interventions prononcées lors du Congrès européen sur la pastorale universitaire, organisé par le Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) à Munich (Allemagne) du 26 au 30 janvier.

Dans l'intervention d'ouverture, le père Duarte da Cunha, secrétaire général du CCEE et modérateur de la rencontre, a souligné que la pastorale universitaire « est un point fondamental de la pastorale de l'Eglise », non seulement parce qu'elle « offre la possibilité d'accompagner les étudiants à un moment décisif de leur vie où tant d'aspects de leur personnalité se concrétisent, mais aussi parce que l'Eglise est particulièrement convaincue que la science, l'art et la culture en général sont un champ privilégié pour semer l'Evangile ».

« Nous avons besoin d'apporter à notre monde une réflexion sur l'homme et sur les diverses dimensions de la vie ouverte à la Vérité et attachée à la charité, et l'université est sans aucun doute un lieu privilégié, adapté à cette tâche », a-t-il jouté.

Evoquant la visite des congressistes, samedi 29 janvier, au monument de la Rose Blanche pour un hommage aux étudiants chrétiens qui, « au prix de leur vie », se sont opposés de façon non violente au régime de l'Allemagne nazie, le père Duarte da Cunha a souligné le caractère « symbolique » de cette histoire qui montre que l'université peut être effectivement un lieu où « une personne apprend vraiment à être protagoniste de sa propre vie et à contribuer au bien de tous ».

« Puisse cette expérience servir d'exemple pour comprendre la mission de l'Eglise aujourd'hui », a-t-il souhaité.

« Il s'agit de former des personnes engagées et non résignées, des personnes qui, ensemble et par le biais de l'amitié, renforcent leur conscience de la vie et le courage de faire de grandes choses, une compagnie qui suscite en chacun le désir de changer, opposée à ce que les divers pouvoirs recherchent quand ils veulent des personnes sans grands désirs de changement, des automates qui font les choses mécaniquement », a-t-il relevé.

Des personnes, a-t-il insisté, qui « prient et comprennent que la foi concerne tout ce qui fait partie de la vie », incluant la science et à la politique. Des personnes qui soient passionnées par la vie, et pour qui « la foi est le signe de cette passion », a-t-il conclu.

Le père Duarte da Cunha a souhaité que ce congrès donne un nouvel élan à « la formation de vrais acteurs dans la vie de la société ».

Dans son intervention, l'archevêque de Westminster (Grande-Bretagne), Mgr Vincent Nichols, qui est le président de la Commission CCEE pour les catéchèses, l'école et l'université, a évoqué la personnalité du cardinal John Newman, béatifié par Benoît XVI durant son voyage au Royaume-Uni, en septembre dernier, réaffirmant l'actualité de ses enseignements en matière « d'instruction ».

Pour le cardinal Newman, fondateur et premier recteur de l'université catholique de Dublin (l'actuelle University College), en 1851, l'étude des classiques, la philosophie et la théologie étaient fondamentales pour l'instruction universitaire, a-t-il rappelé, mais surtout « le principe de cultiver un esprit holistique, ouvert à un large domaine de connaissance et lié à une vision intégrée de l'humanité dans sa relation avec Dieu ».

Revenant sur la visite en Grande-Bretagne de Benoît XVI et les discours prononcés à cette occasion, Mgr Nichols a souligné que « si l'union entre foi et raison est fondamentale pour le bien-être de notre société, alors il est juste de penser qu'elle l'est tout autant pour le bien-être de l'université ».

Roberta Sciamplicotti