La première femme laïque missionnaire de l'histoire

La nouvelle "Visitation", par Mgr Gimenez Medina

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ROME, jeudi 18 octobre 2012 (ZENIT.org) – En tant que « Mère de l’Église », la Vierge Marie est aussi participante de la nouvelle évangélisation, elle est même la « première femme laïque missionnaire », rappelle Mgr Gimenez Medina.

Mgr Catalino Claudio Gimenez Medina, des Pères de Schönstatt, président de la Conférence épiscopale du Paraguay, est intervenu dans la matinée du 9 octobre 2012, pour la troisième congrégation générale du synode des évêques sur la nouvelle évangélisation.

Si la présence de Marie est « fondamentale » dans la première évangélisation, « en tant que Mère de l’Église, nous ne pouvons la soustraire à la nouvelle évangélisation, dans son rôle originaire de Porteuse de la Parole et l’Esprit, transmettant la joie », déclare-t-il.

Dans l’Ecriture – notamment au moment de la Visitation – l’Eglise peut méditer sur « la figure de Marie en tant que première femme laïque missionnaire avec une participation active centrale », fait observer l’évêque.

Il en dessine quelques traits principaux : Marie « écoute la Parole et agit » ; son séjour auprès d’Elisabeth « parle d’amour, de patience, de dévouement, et d’esprit de service ».

A son exemple, la nouvelle évangélisation doit se faire « par des oeuvres, et non juste par des mots » : par le biais de « sa visite de trois mois », Marie a rendu possible une « rencontre prolongée d’Elisabeth et de sa famille avec la Parole en chair et en os, dans le quotidien », explique-t-il.  

Marie est donc « un modèle d’une nouvelle Église en mission permanente », et aujourd’hui de même, elle « rend visite à ses enfants, transmettant le Christ », poursuit Mgr Gimenez Medina.

Aujourd’hui, elle est « protagoniste d’une nouvelle visitation, dans les foyers de nos peuples », insiste-t-il.

Comme Marie l’a fait, ainsi « la Parole incarnée » doit aller « de maison en maison », ajoute l’évêque qui encourage à « rendre visite aux foyers », assurant que « cette nouvelle visitation sera bien accueillie, de la même manière qu’Elisabeth qui, avec humilité et joie sortit pour recevoir Marie ».

Par cette méthode, « l’Église, en tant que Mère, va à la rencontre de ses enfants dispersés ». Ainsi naîtra « une ardeur nouvelle », « comme une vague déferlante, qui se fraie seule un chemin dans les quartiers ».