La presse en Afrique : pour un avenir meilleur

Par le P. Janvier Marie Gustave Yaméogo

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Anne Kurian

ROME, lundi 30 juillet 2012 (ZENIT.org) – La presse, en particulier la presse chrétienne, peut être un moyen de construire un avenir meilleur pour l’Afrique : c’est la conviction du P. Yaméogo, official au Conseil pontifical pour les communications sociales du Vatican.

Le P. Janvier Marie Gustave Yaméogo est intervenu lors de la conférence organisée au Kenya par l'Union catholique africaine de la presse (UCAP), du 23 au 26 juillet 2012. L’intervention du prêtre burkinabé avait pour thème « Le rôle des médias dans la construction de la paix, la résolution des conflits et la bonne gouvernance en Afrique ».

Pour un avenir meilleur

Le P. Yaméogo a invité à voir la liberté de la presse comme « une liberté de rêver un avenir meilleur pour nos communautés et nos peuples, même lorsque les nouvelles semblent si dures ».

Il a relevé les « possibilités passionnantes » qu’apportent la presse, et la « noble mission » du journaliste catholique dans le contexte de l’Afrique : les « récits et les reportages » peuvent en effet contribuer à « réaliser le rêve de parvenir à une vie meilleure pour tous ».

Il a également évoqué les « médias sociaux » qui sont « une occasion de permettre aux citoyens d'apporter un changement social ».

Si chaque chrétien est concerné dans la construction d’une « société juste », cependant les journalistes catholiques africains ont un « appel prophétique » à être des « instruments de l'amour de Dieu, de la paix et de la réconciliation », a estimé le P. Yaméogo.

C’est pourquoi il les a exhortés à « réveiller leurs capacités professionnelles et leur solidarité ». Il leur faut être à la fois « pleins d'espoir et de rêves » et « conscients de leurs responsabilités ».

Dans les « efforts communs pour la justice, la paix et la résolution des conflits », le prêtre burkinabé a invité à « planifier une meilleure collaboration à l'échelle continentale ».

Responsabilité des journalistes catholiques

Aujourd’hui, a fait observer le P. Yaméogo, les médias « guident et inspirent les comportements individuels, familiaux et sociaux ».

Les journalistes et communicants catholiques ont donc la « responsabilité particulière de lire les signes des temps et de tenir leur rôle prophétique de baptisés », dans leur métier, qui influe sur la construction de la société.

Il s’agit pour eux « d'imaginer un monde plus équitable pour aujourd'hui, en confrontant la vie publique et individuelle aux valeurs évangéliques », a expliqué le P. Yaméogo.

Il a cité l’exemple de « la question écologique », qui est « particulièrement critique » en Afrique : les journalistes catholiques peuvent « préconiser le développement de modes de vie plus simples », « durables », et pousser à « une plus grande pratique de la justice, de la paix et du respect pour l'ensemble de la création de Dieu ».

Dans ce contexte, « les journalistes catholiques africains peuvent améliorer la qualité du contenu et la pertinence de l'information en mettant à profit les points forts des nouvelles technologies des médias avec la sagesse et les valeurs traditionnelles africaines », a-t-il conseillé.