La prostitution, « grave violation des droits fondamentaux »

Document final d’un congrès au Vatican

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ROME, Mardi 12 juillet 2005 (ZENIT.org) – La prostitution constitue une « grave violation des droits fondamentaux de la personne », dénonce un document du Conseil pontifical pour les Migrants, publié hier, à la suite du congrès international organisé les 20-21 juin par ce dicastère sur la pastorale des femmes de la rue (cf. Zenit, 21 juin).



La prostitution, dénoncent encore une fois les participants, constitue « une forme moderne d'esclavage », en tant que trafic d'êtres humains et exploitation sexuelle des personnes.

« Cette violence faite aux femmes atteint aussi leur dignité. Elle est une grave violation des droits fondamentaux de la personne », insiste le document.

Pour ce qui est de la pastorale, le document précise: « L'Eglise a un rôle pastoral à jouer pour la défense de la dignité humaine des personnes exploitées sexuellement. Elle doit soutenir la libération des prostituées et les aider économiquement. Elle doit aider à les éduquer et à les former, en défendant pour elles les droits légitimes de la femme ».

L’Eglise a aussi pour devoir de dénoncer « les injustices et les violences faites aux prostituées de la rue partout et en toute circonstance ».

C’est pourquoi l’Eglise réclame « la mise en application des lois protégeant les femmes de la prostitution et du trafic des êtres humains » et en même temps des « moyens efficaces pour lutter contre l'utilisation dégradante de la femme dans la publicité ».

Du point de vue de l’engagement sur le terrain, le document encourage « le renforcement du réseau des organisations engagées dans cette pastorale, volontaires, associations, congrégations, ONG et groupes œcuméniques ou interreligieux ».

Enfin, ce document souligne la « responsabilité » de la société, appelée à « offrir des solutions alternatives aux personnes jetées dans les rues ».

La presse a souligné l’importance et la nouveauté de ce congrès, une première, pour l’échange d’expériences entre différents pays.

Et pour sa part, le document dit compter sur les media, « en vue d'une bonne information sur la question ».