La résurrection, une espérance pour guérir les plaies de l’humanité, affirme Benoît XVI

Message de Pâques prononcé avant la bénédiction « urbi et orbi »

| 1436 clics

ROME, Dimanche 8 avril 2007 (ZENIT.org) – La résurrection est un motif d’espérance pour un monde affligé par de profondes tragédies souvent provoquées par la violence humaine, a constaté Benoît XVI dans son message de Pâques.



De la loggia des bénédictions, située sur la façade de la Basilique Saint-Pierre, le pape a présenté ses vœux de Pâques dans 62 langues et donné sa bénédiction « urbi et orbi », devant plusieurs milliers de personnes rassemblées place Saint-Pierre sous un magnifique soleil de printemps.

« A travers les plaies du Christ ressuscité, c’est avec des yeux d’espérance que nous pouvons voir les maux qui affligent l’humanité », a affirmé le pape.

« Que de blessures, que de souffrances dans le monde ! », s’est-il exclamé.

Le pape a cité le drame des calamités naturelles citant notamment le cas de Madagascar et des Iles Salomon.

Il a évoqué la faim, les maladies incurables, le terrorisme, avant de s’arrêter en particulier sur l’Afrique.

« J’observe, a-t-il dit, avec appréhension les conditions dans lesquelles se trouvent de nombreuses régions de l’Afrique: au Darfour et dans les pays voisins perdure une situation humanitaire catastrophique et malheureusement sous-évaluée ».

« A Kinshasa, en République Démocratique du Congo, les affrontements et les pillages des dernières semaines font craindre pour l’avenir du processus démocratique congolais et pour la reconstruction du pays », a-t-il ajouté, avant d’évoquer les combats en Somalie, la crise au Zimbabwe, le Timor oriental qui a « besoin de paix et de réconciliation », le Sri Lanka, l’Afganistan.

Le pape a ensuite évoqué le Moyen-Orient.

« A côté des signes d’espérance dans le dialogue entre Israël et l’Autorité palestinienne, rien de positif ne vient de l’Iraq, ensanglanté par des massacres continuels, tandis que les populations civiles s’enfuient », a-t-il déclaré.

« Au Liban, la fragilisation des institutions politiques menace le rôle que le pays est appelé à jouer au Moyen-Orient et hypothèque gravement l’avenir », a souligné Benoît XVI.

« Enfin, je ne peux pas oublier les difficultés que les communautés chrétiennes affrontent quotidiennement et l’exode qui s’ensuit dans la Terre bénie qui est le berceau de notre foi. À ces populations, je renouvelle avec affection l’expression de ma proximité spirituelle », a-t-il affirmé.

Face à toutes ces difficultés, le pape a rappelé qu’« en ressuscitant, le Seigneur n’a pas enlevé la souffrance et le mal du monde, mais il les a vaincus à la racine avec la surabondance de sa Grâce ».

« Au pouvoir immense du Mal, il a opposé la toute-puissance de son Amour. Comme chemin vers la paix et vers la joie, il nous a laissé l’Amour qui ne craint pas la Mort », a-t-il expliqué.

Après une Semaine sainte particulièrement intense, Benoît XVI se reposera quelques jours dans la résidence pontificale de Castelgandolfo.

Le 16 avril, il fêtera ses 80 ans et trois jours plus tard, le deuxième anniversaire de son élection comme souverain pontife.