La signature du Traité Start II, une « bonne nouvelle » pour le Saint-Siège

Réaction du porte-parole le P. Federico Lombardi

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ROME, Mercredi 14 avril 2010 (ZENIT.org) - La signature du traité Start II entre le président américain et le président russe, devant permettre de réduire l'armement nucléaire des deux grandes puissances, est une « bonne nouvelle », souligne le père Federico Lombardi, directeur du bureau de presse et porte-parole du Saint-Siège.

La signature du traité a eu lieu le 8 avril dans la salle espagnole du Château présidentiel de Prague (République Tchèque), où le pape, le 26 septembre dernier, s'était adressé au corps diplomatique pour demander de « nouveaux modèles de vie citoyenne et de solidarité entre les nations et les peuples sans lesquels l'avenir de justice, de paix et de prospérité » restera « sans réponse ».

Dans l'éditorial du dernier numéro d'Octava Dies, le bulletin hebdomadaire du Centre télévisé du Vatican (CTV), dont il est aussi le directeur, le père Federico Lombardi S.J. estime que de ce point de vue exposé par le pape, ce traité est une « bonne nouvelle » car il permet de « surmonter une situation d'impasse et de reprendre le chemin vers une réduction et, espérons-le, une élimination des arsenaux de guerre les plus dangereux ».

Le traité limite à 1.500 le nombre de têtes nucléaires déployées, à 700 celui des vecteurs (missiles intercontinentaux, embarqués à bord de sous-marins et bombardiers stratégiques) et à 800 celui des unités de lancement. Cela suppose donc une baisse de 30 % du nombre d'ogives atomiques par rapport aux limites de 2002 et une baisse de 74% par rapport au traité Start I.

Les armes nucléaires permises dans le traité « suffiraient encore à détruire notre planète, mais il y en a moins par rapport aux temps de l'accumulation sans limites, inutile et folle ».

« Parler de paix, de confiance et de solidarité, quand se balancent encore un millier de têtes nucléaires très puissantes, est probablement optimiste, mais cette voie est la bonne, et il est urgent de la poursuivre », reconnaît le P. Lombardi.

« Parler de non prolifération nucléaire aux autres Etats devient plus crédible, et l'on peut destiner d'immenses ressources économiques, scientifiques et humaines aux nécessités les plus urgentes de l'humanité et de son développement », souligne-t-il.

« Tout effort dans ce sens doit être encouragé, et l'Eglise sera toujours du côté des artisans de paix », conclut le porte-parole du Saint-Siège.