La vie monastique n’est pas une fuite de la fragilité de la nature humaine

Visite du Cardinal Murphy O’Connor à l’Abbaye bénédictine de Downside

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ROME, Vendredi 17 mars 2006 (ZENIT.org) – La vie monastique n’est pas une fuite de la fragilité de la nature humaine mais un moyen pour y faire face et la transformer.



C’est ce qu’a déclaré le cardinal Murphy O’Connor au cours de l’Eucharistie célébrée, pour la fête de Saint Grégoire, à l’occasion du IVème centenaire du monastère bénédictin, joyau d’art et de spiritualité situé à Stratton-on-the-Fosse, à proximité de la localité balnéaire de Bath, au sud-est de l’Angleterre.

Dans une société où les personnes cherchent les « fruits » sans les « racines », les communautés monastiques montrent par leur vie que c’est aux racines de notre existence qu’il faut être attentif, si nous voulons que notre vie soit comblée de joie, a dit le cardinal au cours de son homélie dans l’église de l’abbaye.

Un monastère n’est pas « un moyen pour fuir la fragilité de la nature humaine mais un moyen pour y faire face et la transformer », a-t-il ajouté.

C’est un lieu d’« aide réciproque et de rapports d’alliance », où les « personnes apprennent à entrer en relation, à aimer les autres, à rencontrer la personne au-delà des clichés, à vivre la tendresse, à communiquer, à pardonner, à grandir dans la liberté et à prier ensemble » a expliqué le cardinal.

L’archevêque de Westminster a loué la règle de saint Benoît, qu’il a décrite comme « un roc, mais pas quelque chose de dur ».

Le prélat a ensuite exprimé le vœu que tous puissent voir les règles et les doctrines de l’Eglise comme Saint Benoît voyait la sienne : « Comme de doux encouragements à changer et non comme des poids et des fardeaux ; comme des leçons à l’école de l’amour ».

Le cardinal Murphy O’Connor a souligné que notre époque est « une bonne époque pour être moine » et faire partie d’« une grande tradition qui transmet une abondance de grâces ».

Félicitant les moines de l’abbaye de Downside à l’occasion du IVème anniversaire du monastère, le cardinal a conclu par cette exhortation : « Continuez à faire de votre monastère un espace de joyeuse liberté, un signe de paix et un testament à la beauté de la sainteté – et nous vous serons tous reconnaissants ».