"La voie de la sainteté est possible"

L'enthousiasme après la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 852 clics

« Un événement hors du commun », « une immense émotion », « un moment historique », « une grande fête », « une journée merveilleuse à tous points de vue » : c’est en ces termes éloquents que les participants à la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II s’exprimaient, au micro de Radio Vatican, le 27 avril dernier.

Après la messe du matin célébrée par le pape François, sur la place Saint-Pierre, une longue file de pèlerins se sont pressés tout l’après-midi à l’entrée de la basilique Saint-Pierre, malgré la pluie, pour se rendre sur les tombes des deux nouveaux saints.

Dans la foule, nombreux exprimaient leur enthousiasme : « Je me sens vraiment "Église" aujourd’hui ! Pour moi, le message que l’Église transmet, aujourd’hui, c’est que la voie de la sainteté est possible dans un monde où l’Évangile n’est malheureusement pas toujours apprécié. »

Même ceux qui n’ont pu accéder à la place Saint-Pierre faute de place ne regrettent pas : « Nous sommes venus en sachant que nous ne parviendrions pas, évidemment, jusqu’à la place Saint-Pierre, mais nous sommes venus pour participer. Nous sommes une unique famille. Nous avons partagé cette joie tous ensemble. »

Beaucoup rendent hommage à ces deux papes qui ont « marqué l’histoire du monde » et qui resteront « dans les cœurs » : « Jean XXIII a donné une empreinte à l’Église ; et le pape Wojtyla est un père, un grand-père, un maître de vie. Il a été un immense personnage qui a changé le destin de l’Europe de l’Est ».

« Jean XXIII était le pape de ma grand-mère, très aimé de mes grands-parents… Dans mon souvenir, en revanche, Jean-Paul II est le pape de la Journée mondiale de la jeunesse, à laquelle j’ai participé comme volontaire », ajoute un jeune.

Le représentant des employés d’une entreprise évoque aussi le soutien du pape Jean-Paul II envers les travailleurs polonais : « je l’ai souvent senti très proche de moi, je l’ai senti proche de nos luttes, des luttes des travailleurs ».

Avec Hélène Ginabat pour la traduction