Lancement d’une grande phase de restauration pour la place Saint-Pierre

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ROME, Mardi 16 août 2011 (ZENIT.org) –Dans un peu moins de trois ans, la place Saint-Pierre aura retrouvé son aspect d’antan. Une nouvelle phase de restauration de la colonnade a en effet été lancée il y a peu, a annoncé L’Osservatore Romano dans un article publié dans l’édition du 13 août dernier.

Trente mois de travaux et la place Saint-Pierre sera comme au 17e siècle. « D’ici peu, il sera redonné à Rome et au monde les couleurs et l’intégrité originales de l’immense monument en travertin », souligne L’Osservatore Romano.

L’immense chantier prévoit la restauration de tous les éléments architectoniques et décoratifs de la place et concerne 284 colonnes, 92 pilastres, 140 statues, 6 armoiries papales, 1200 mètres de balustrade et autres corniches de couronnement. Sans oublier les deux célèbres fontaines jumelles – la Clémentine et la Grégorienne – et l’obélisque égyptien en granit haut de 42 mètres, érigé en 1586 par Sixte V au centre de la place.

Selon L’Osservatore Romano, « les aspects scientifiques, artistiques, historiques et monumentaux ont été pris en charge par les Musées du Vatican dirigés par Antonio Paolucci secondé par un groupe important de maîtres restaurateurs, ateliers de spécialistes, cabinets de recherche de la surintendance des Biens architectoniques de l’Etat de la Cité du Vatican ».

Il revient à la direction des finances de l’Etat et au Bureau juridique le devoir de réguler les temps de financement des oeuvres et leur exécution. La restauration générale et les œuvres ont quant à elles été confiées à deux entreprises italiennes.

Mais, conclut L’Osservatore Romano, « l’impulsion la plus significative » a été donnée par la présidence du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican en la personne du cardinal Giovanni Lajolo, qui « a tenu ferme le gouvernail en ces temps de tempêtes économiques et financières » et par le secrétaire général, Mgr Carlo Maria Viganò, pour la « conduite de cette entreprise interdisciplinaire longue et ardue ».

Marine Soreau