Le 3e Forum Catholique-Orthodoxe se tiendra en 2012 à Lisbonne

Bilan de la 2e rencontre : un « climat de fraternité et d’écoute »

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ROME, Vendredi 22 octobre 2010 (ZENIT.org) - Le Troisième Forum Catholique-Orthodoxe se tiendra en 2012 à Lisbonne, à l'invitation du cardinal-patriarche, José da Cruz Policarpo, indique aujourd'hui le communiqué final du deuxième Forum catholique-orthodoxe qui s'est tenu dans l'île grecque de Rhodes du 18 au 22 octobre 2010, sur le thème : « Église - État : travailler ensemble pour le bien de l'humanité ».

Cette deuxième rencontre, précise un communiqué du Conseil des conférences des évêques d'Europe (CCEE), s'est déroulée dans un « climat de fraternité et d'écoute », et elle confirme « l'estime réciproque et la volonté des Églises catholique et orthodoxe en Europe de travailler de concert pour témoigner ensemble l'Évangile du Christ et les valeurs que l'adhésion à cet Évangile comporte dans une Europe marquée par la sécularisation, et à la recherche de son identité ».

Le  CCEE précise que les travaux du Deuxième Forum Catholique-Orthodoxe se sont conclus par l'adoption de la part des 17 délégués du Conseil des Conférences Épiscopales de l'Église catholique et des 17 représentants des Églises orthodoxes d'Europe « d'un texte commun à travers lequel ils souhaitent offrir aux Églises d'Europe une contribution et une voix commune sur le thème de la présence des Églises dans la société européenne ».

IL rappelelent que « la mission de l'Église en faveur du genre humain n'est pas seulement eschatologique, mais aussi historique ».

C'est pourquoi - dit le Communiqué de Rhodes - Église « est dans la société en pleine solidarité avec tout le genre humain, et entretient avec les États des rapports spécifiques ». Dans ce communiqué, les participant observent en outre avec satisfaction que le respect de la liberté religieuse comme droit fondamental de la personne est en train de grandir en Europe : un droit qui doit également être garanti aux Églises et aux fidèles des groupes religieux minoritaires lorsqu'il existe dans un pays une Église dominante ou une « Église d'État ».

Dans ce document, les participants demandent entre autres : la généralisation de la reconnaissance civile des structures ecclésiale sous la forme de la personnalité juridique ; le soutien à l'éducation religieuse dans les écoles publiques et les financements publics aux écoles et instituts de formation ouverts par les Églises ; que les Églises puissent participer à plein titre aux débats éthiques et moraux sur des questions telles que la protection de la vie, la famille, les migrations... qui concernent le futur des sociétés, et encore sur la restitution des biens confisqués aux Églises sous les régimes totalitaires.

Enfin, les délégués appellent d'une part les citoyens de leurs pays respectifs afin qu'ils soient attentifs au danger que représenterait une société sans référence morale et sans un projet digne de la personne humaine, et d'autre part leurs gouvernements respectifs afin qu'ils s'engagent à garantir la liberté religieuse dans leur pays et dans le monde contre « toute forme de discrimination fondée sur la religion », tout en réaffirmant leur volonté de collaborer pour le bien commun de leur société.

Pendant cinq jours (18-22 octobre), les délégués des Églises se sont rencontrés dans l'île de Rhodes (Grèce) pour réfléchir ensemble sur le thème des Rapports Église-État. Perspectives théologiques et historiques, à l'invitation de Sa Sainteté le Patriarche Œcuménique Bartolomaios, et accueillis par S.E. le Métropolite Kyrillos de Rhodes. Le Forum était coprésidé par le Métropolite Gennadios de Sassima, du Patriarcat œcuménique et par le Cardinal Péter Erdő, Président du Conseil des Conférences Épiscopales d'Europe (CCEE).