Le bien de l'enfant est prioritaire dans toute prise de décision

Déclaration de la Commission pour la protection des mineurs

Rome, (Zenit.org) Rédaction | 734 clics

« Le bien d'un enfant ou d'un adulte vulnérable est prioritaire dans toute prise de décision » : c'est le principe sur lequel repose tout le travail de la nouvelle Commission pontificale pour la protection des mineurs.

La Commission, annoncée en décembre 2013 et instituée le 22 mars dernier par le pape François, s'est en effet réunie pour la première fois du 1er au 3 mai 2014, à la Maison Sainte-Marthe.

Cette rencontre avait pour but de réfléchir sur la nature et les objectifs de la Commission, et de proposer l’intégration de nouveaux membres représentant d’autres régions du monde (cf. Zenit du 30 avril 2014).

La Commission pour la protection des mineurs est composée de huit membres : Mme Catherine Bonnet (France); Mme Marie Collins, (Irlande); Mme Sheila Baroness Hollins, (Royaume-Uni); le cardinal Seán Patrick O'Malley O.F.M. Cap., (États-Unis); M. Claudio Papale (Italie); Mme Hanna Suchocka (Pologne); le P. Humberto Miguel Yáñez, S.J. (Argentine) et le P. Hans Zollner, S.J. (Allemagne).

Au terme de la rencontre, la Commission publie cette déclaration dont Radio Vatican donne une traduction en français :

Déclaration de la Commission pour les mineurs

« Alors que nous entamons ensemble notre travail, nous désirons exprimer notre profonde solidarité à toutes les victimes qui ont subi des abus sexuels en étant enfants ou comme adultes vulnérables, et nous désirons faire savoir que, dès le début de notre travail, nous avons adopté le principe que le bien d’un enfant ou d’un adulte vulnérable est prioritaire dès qu’est prise toute décision. Au cours de nos rencontres, chacun de nous a pu partager idées, expériences et aspirations pour cette Commission Pontificale. Répondant aux demandes du Saint-Père, ces discussions ont été consacrées à la nature et aux objectifs de la Commission et à l’élargissement du nombre de ses membres, afin d’inclure des personnes provenant d’autres zones géographiques et d’autres champs de compétence.

Durant nos échanges, nous avons également examiné de nombreuses propositions sur les possibilités pour la Commission de pouvoir collaborer avec des experts de divers secteurs concernés par la protection des enfants et des adultes vulnérables. Nous avons aussi rencontré plusieurs membres de la Curie Romaine en vue d’une prochaine coopération, et notamment des représentants de la Secrétairerie d’Etat, de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, de la Congrégation pour le Clergé, de la Salle de Presse du Saint-Siège et de la Gendarmerie du Vatican. En tant que Commission Consultative du Saint-Père, nous communiquerons au Pape François les résultats de notre travail. En temps voulu, nous proposerons des initiatives pour encourager les responsabilités au niveau local dans le monde et le partage réciproque des « meilleurs pratiques » pour la protection de tous les mineurs, avec des programmes de formation, d’éducation, et des réponses aux abus. Nous avons également discuté avec le Pape François de l’importance que nous attribuons à certains secteurs dans notre travail.
Nous estimons particulièrement important de garantir l’exercice de la responsabilité dans l’Eglise, y compris le développement des instruments pour des protocoles et des procédures efficaces et transparentes. Nous proposerons au Saint-Père des Statuts pour exprimer plus précisément la nature de notre Commission, sa structure, son activité et ses objectifs. Il est claire, par exemple, que la Commission ne traitera pas de cas individuels d’abus, mais pourra présenter des recommandations sur les directives pour assurer l’obligation de la responsabilité et des meilleures pratiques. Dans les Statuts nous voulons présenter des propositions spécifiques pour souligner les voies à prendre pour sensibiliser les personnes sur les conséquences tragiques des abus sexuels et sur les conséquences dévastatrices du manque d’écoute, de l’absence de rapports en cas d’abus suspectés, et du manque de soutien aux victimes d’abus sexuels et à leurs familles.
Alors que les catholiques s’engagent à rendre nos paroisses, écoles et institutions, des lieux sûrs pour tous les mineurs, nous nous engageons avec les personnes de bonne volonté à garantir que les enfants et les adultes vulnérables soient protégés des abus. Nous demandons les prières de tous ceux qui désirent soutenir le travail de la Commission. »