Le bienheureux Jean-Paul II patron d’une Europe enfin unie ?

Présidence polonaise de l’union européenne

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ROME, Mardi 12 juillet 2011 (ZENIT.org) – Le bienheureux Jean-Paul II patron d’une Europe enfin unie ? C’est le vœu exprimé par l’ambassadeur de Pologne près le Saint-Siège.

Le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, Mgr Dominique Mamberti, a présidé ce mardi matin en la basilique Saint-Pierre, une messe pour la Pologne, et pour l’avenir de l’Europe, en présence des ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège.

Une messe célébrée à l’initiative de l’ambassadeur de Pologne près le Saint-Siège, Mme Hanna Suchocka. La Pologne assure en effet, depuis le 1erjuillet, la présidence de l’Union européenne.

A la fin de la messe, Mgr Mamberti et les membres du Corps diplomatique sont allés se recueillir auprès du tombeau du bienheureux Jean-Paul II.

Mme Suchocka a remercié les participants et a exprimé le voeu que le pape polonais puisse être considéré par tous comme le « patron d’une Europe unie et capable de respirer pleinement par ses deux poumons ».

Pour sa part, Mgr Mamberti a redit, dans son homélie, l’urgence de la « conversion », d’un retour aux valeurs de solidarité et de fraternité en Europe.

Il a en effet lancé une « mise en garde contre la perte des racines européennes » et « un appel à la conversion ».

« Aveuglés par le progrès et le bien-être, les hommes d’aujourd’hui ne s’intéressent qu’aux biens matériels et oublient Dieu, ou vivent comme s'Il n'existait pas. Mgr Mamberti a notamment recommandé de s'inspirer de l'exemple de Saint Benoît, patron de l’Europe », souligne Radio Vatican.

Et, au lendemain de la fête liturgique de saint Benoît, co-saint patron de l’Europe, que le pape a mentionné dimanche à l’angélus, Mgr Mamberti a exhorté le « Vieux continent » à « trouver dans sa culture et dans ses racines la force nécessaire à une renaissance spirituelle et humaniste ».

« Au jour du jugement, a déclaré Mgr Mamberti, nous devrons rendre compte non seulement des péchés commis mais aussi des grâces reçues dont nous n’avons pas su faire du fruit ».

Anita S. Bourdin