Le Canada fête la canonisation de frère André

50.000 personnes du Canada et des États-Unis à la messe à Montréal

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ROME, Lundi 8 novembre 2010 (ZENIT.org) - Près de 50.000 personnes du Québec, du Canada mais aussi des Etats-Unis, se sont données rendez-vous, la semaine dernière, au grand stade olympique de Montréal pour une messe d'action de grâce après la canonisation, le 17 octobre dernier, à Rome, de Frère André, dans le siècle Alfred Bessette, faisant de ce religieux de la congrégation de la Sainte-Croix, le tout premier saint québécois.

C'est l'archevêque de Montréal, le cardinal Jean-Claude Turcotte, qui célébrait la messe, entouré de dizaines de prêtres et d'évêques, venus de tout le pays.

Une soixantaine d'évêques étaient présents ainsi que le premier ministre canadien, Stephen Harper, le premier ministre de la province du Québec, Jean Charest, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay.

« L'Église ne canonise jamais quelqu'un uniquement pour ce qu'il a été et pour ce qu'il a vécu autrefois. [...] Presque chaque jour, à son bureau, durant des heures et des heures, il tendait l'oreille. [...] Après avoir écouté, il réconfortait », a rappelé le cardinal Turcotte dans son homélie.

« Qu'a donc à nous dire frère André ? Qu'a-t-il donc à nous montrer ? », a-t-il interrogé.

« Ce que frère André a à nous dire et à nous montrer, c'est qu'une vie mérite d'être vécue en compagnie de Dieu », a répondu le cardinal. « Ce qui donne goût à la vie et la rend féconde, c'est de la vivre avec Dieu, dans son intimité et dans son amour ».

Des reliques du frère André, dont son cœur, ont été présentées aux fidèles. Les béquilles symbolisant les miracles attribués à saint frère André ont provoqué « les applaudissements les plus nourris », rapporte Radio-Canada.

Le nouveau saint n'attirait pas seulement les catholiques, mais aussi les chrétiens non catholiques ou les fidèles d'autres religions, a expliqué le père Claude Grou, recteur de l'Oratoire Saint-Joseph du Mont Royal, fondé par frère André, au micro de ZENIT, à la sortie de la messe.

Une popularité qu'il devait à sa simplicité, a-t-il expliqué, au fait que les personnes pouvaient s'identifier à lui, comme l'a confirmé pour sa part le père Charles Corso de la congrégation de la Sainte-Croix, racontant que « chaque jour, il recevait près de 300 personnes qui venaient lui confier leurs malheurs et leurs peines, ou lui demander des prières ».

La congrégation de la Sainte-Croix compte aujourd'hui plus de 1.600 membres, actifs dans 16 pays sur 4 continents : Afrique, Amérique, Asie et Europe. Ils travaillent dans le domaine de l'éducation, dans les paroisses ou s'adonnent à d'autres services dont le charisme est centré sur la justice sociale.

Pour plus d'informations, www.saint-joseph.org.