Le card. Bertone encourage les vraies réformes sociales

Entretien à « 30Giorni »

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ROME, Mercredi 9 mai 2007 (ZENIT.org) – Le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone souligne que l’Eglise ne peut qu’encourager de vraies mesures sociales prises par des « gouvernements de gauche ».



Au moment où le pape doit rencontrer le président brésilien Lula, l’hebdomadaire catholique italien « 30Giorni » (qui paraît aussi en français, cf. www.30giorni.it) publiait hier un entretien avec le cardinal Bertone où celui-ci explique que les gouvernements qui font une vraie politique sociale « de gauche » ne peuvent qu’être approuvés par l’Eglise catholique.

Notamment « s’ils se préoccupent de favoriser les classes les plus humbles, de répartir plus équitablement les terres », souligne le cardinal alors que le pape doit se rendre dans un domaine agricole au Brésil, que la population catholique du pays est concentrée dans les campagnes, et que la question de la juste distribution des terres est cruciale.

Dès 1997, sous la présidence du cardinal Roger Etchegaray, le conseil pontifical Justice et Paix a consacré à la question une réflexion approfondie et méconnue, dans un document intitulé « Pour une meilleure répartition de la terre. Le défi de la réforme agraire », (cf. www.vatican.va, pour le texte en français sur le site du dicastère, 23 novembre 1997).

Le soutien de l’Eglise va aux politiques qui se préoccupent, souligne encore le cardinal Bertone « d’améliorer l’assistance sanitaire et le système éducatif, de mettre en oeuvre des politiques de l’emploi qui détournent les jeunes du trafic de la drogue et freinent le phénomène de l’émigration ».

Le cardinal affirme que dans ces perspectives, ces gouvernements « ne peuvent que recueillir les applaudissements et la collaboration de l’Eglise ».

En revanche, le cardinal Bertone fait allusion aux législations contre la vie en disant : « Je ne parviens pas à comprendre ce qu’il y a ‘de gauche’ dans le fait de propager des lois qui ont pour effet d’éliminer les plus faibles comme le sont les enfants non encore nés ».