Le card. Bertone fait confiance à l’avenir des relations judéo-chrétiennes

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ROME, Mardi 9 février 2010 (ZENIT.org) - Le secrétaire d'Etat du Saint-Siège a affirmé « regarder l'avenir des relations judéo-chrétiennes avec confiance », a rapporté Radio Vatican, le 6 février.

Le cardinal Tarcisio Bertone est revenu sur la première visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome, le 17 janvier dernier, dans un article publié dans le numéro de février du mensuel d'informations Shalom de la communauté juive de Rome.

Avant la visite de Benoît XVI, souligne le ‘numéro deux' du Saint-Siège dans cet article, « on percevait facilement la tension », mais « nous étions tous réunis et comme écrasés par la conscience d'être témoins d'un événement d'espérance destiné non seulement aux personnes présentes mais aussi à être confié à la mémoire du peuple juif et du peuple chrétien », a-t-il affirmé.

« Des frères réunis parce que désireux de se retrouver, conscients bien sûr d'une histoire d'incompréhensions, de difficultés réciproques et qui ont en même temps besoin de se voir, de se parler, de se rencontrer pour continuer et consolider le chemin entreprit, irréversiblement », affirme-t-il.

Et si « nous avons des vues théologiques communes et différentes », nous savons pourtant « que nous sommes frères », souligne encore le secrétaire d'Etat. « C'est le souvenir que je porte dans le cœur et qui me pousse à regarder l'avenir des relations judéo-chrétiennes avec confiance : c'est un témoignage que nous nous devons à nous et au monde entier ».

Dans ce même numéro de Shalom, poursuit Radio Vatican, le rabbin chef de Rome, Riccardo Di Segni, évoque pour sa part une « visite » qui a été « précédée et accompagnée de discussions et de polémiques ». « Elle a divisé notre communauté et les rabbins. Elle a rappelé des histoires douloureuses et des questions religieuses ouvertes », souligne-t-il.

« S'est-elle bien passée ? », se demande encore le rabbin chef de Rome. « Notre choix d'aller de l'avant a été gagnant, sans renoncer à aucun de nos principes, précisant avec courtoisie, respect et amitié, mais de manière ferme et composée, les points de convergence et les différences sur le plan historique, politique et surtout religieux. Notre position a été bien comprise et appréciée », affirme-t-il.

Marine Soreau