Le Card. Martino intervient sur la question des cellules souches

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ROME, Vendredi 30 avril 2010 (ZENIT.org) - La recherche sur les cellules souche adultes est-elle licite ? Pourquoi le Vatican a-t-il apporté sa contribution à cette recherche ? Le président émérite du Conseil pontifical justice et paix, le cardinal Renato R. Martino, a répondu à ces questions aux micros de Radio Vatican après que l'Université du Maryland (Etats-Unis) eut annoncé que le Saint-Siège avait décidé d'allouer deux millions d'euros pour des recherches de ce type.

« L'Eglise veut contribuer au progrès de la science et de la recherche, aussi bien dans le souci de défendre la vie des malades qu'en s'opposant à l'utilisation cellules souches embryonnaires dans cette recherche », a expliqué le cardinal Martino.

Les cellules souches ont la capacité de se transformer en d'autres types de cellules, y compris celles du cerveau, du cœur, des os, des muscles et de la peau. 

Ce type de cellules se trouve dans le cordon ombilical, dans le placenta, la moelle osseuse, l'intestin, de même chez les embryons. Plusieurs cliniques avec maternité offrent le service de congeler le cordon ombilical et le placenta du nouveau-né pour en conserver les cellules souches qui pourront ensuite servir à soigner certaines maladies de l'enfant mais aussi des parents et des frères et sœurs, selon les cas et la composition génétique.

Le problème se fait jour quand la recherche s'effectue sur les cellules contenues en grande quantité aussi chez les embryons humains à peine conçus. « Quand on utilise une cellule souche embryonnaire, ce qui reste de l'embryon est jeté et donc on détruit une vie », a souligné le cardinal Martino, « alors qu'avec les cellules souches adultes, on ne tue aucun être vivant ! ».

« L'initiative propose la recherche sur les cellules souches adultes, prises dans l'intestin du patient, pour soigner différents handicaps, comme l'Alzheimer etc. », a-t-il expliqué. 

La réunion d'organisation a eu lieu à l'hôpital des enfants malades Bambino Gesu à Rome, qui dépend du Vatican, et dont les premiers laboratoires sont en phase de construction dans le quartier de la Basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs.

Le cardinal Martino a précisé que la première contribution de l'Eglise est précisément « d'avoir un lieu où conduire ces recherches ». 

Il y a quelques jours, le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi s.j., a dit que l'Eglise « a toujours reconnu le caractère licite de la recherche et de l'utilisation de cellules souches prélevées sur des tissus adultes, comme cela est le cas justement ici ». La distinction entre ce type de cellules et celles qui proviennent des embryons « est fondamentale d'un point de vue éthique », a-t-il déclaré.