Le card. Monduzzi a fait de l’accueil « une dimension de sa vie sacerdotale »

Le pape préside les funérailles de l’ancien préfet de la Maison pontificale

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ROME, Mardi 17 octobre 2006 (ZENIT.org) – Il a fait de l’accueil « une dimension primordiale de sa vie sacerdotale » : le pape Benoît XVI a rendu hommage en ces termes au défunt cardinal Dino Monduzzi dont il a présidé les funérailles en la basilique Saint-Pierre, lundi à 17 heures.



Très malade, le cardinal Monduzzi est décédé jeudi dernier à Rome à l’âge de 84 ans.

Le cardinal Monduzzi a, disait le pape, fait de l’accueil « une dimension première de sa vie sacerdotale ».

« Face au silence de la mort et à la disparition des attentes humaines, nous sentons la vivante espérance chrétienne qui, au-delà des apparences, fait jaillir l’amour du Dieu fidèle aux promesses », a dit le pape dans son homélie.

Le pape soulignait la certitude de foi que personne n’est exclu de l’amour de celui qui, dans le Christ, « nous a mis en mesure de participer au sort des saints dans la lumière ».

Le Saint-Père a rappelé la valeur de la confiance dans la présence mystérieuse de Dieu qui nous accompagne à chaque instant, surtout dans les heures les plus difficiles :

« L’espérance chrétienne, enracinée dans une foi solide dans la parole de Dieu est l’ancre de salut qui nous aide à surmonter les difficultés apparemment insurmontables et nous permet d’entrevoir la lumière de la joie aussi au-delà de l’obscurité de la douleur et de la mort ».

Le pape a rappelé que le cardinal Monduzzi, né en 1922, a reçu une foi « simple et profonde » dès « sa petite enfance », qu’il a participé à des activités sociales, en pionnier, en milieu rural, en vue du réveil spirituel, en particulier en Calabre et en Sardaigne.

Entré au service du Saint-Siège en 1956, il deviendra préfet de la Maiosn pontificale en 1986 et organisateur des voyages apostoliques de Jean-Paul II en Italie.

« Pour le Royaume des Cieux, il a travaillé en voyant dans les rencontres avec les gens des occasions précieuses pour susciter la nostalgie des choses d’en haut, et l’amour de l’Eglise, ‘germe et début’ du Royaume des Cieux (…). En toute circonstance, il a su trouver dans la vertu de la patience la voie maîtresse pour conformer sa vie au Christ, en supportant les difficultés et les souffrances, et en cherchant à exercer la charité envers tous ».