Le card. Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques

Archevêque émérite de Québec

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1312 clics

Le cardinal québécois Marc Ouellet, âgé de 68 ans, est l’un des trois cardinaux canadiens qui participeront au conclave chargé l’élire le successeur de Benoît XVI.

Il est préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine depuis 2010 et archevêque émérite de Québec (2003-2010).  

Le cardinal Ouellet a été consacré évêque par Jean-Paul II, le 19 mars 2001, en la basilique Saint-Pierre de Rome, et il a été élevé au cardinalat toujours par le pape Jean-Paul II, lors du consistoire du 21 octobre 2003.

Le cardinal est actuellement membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour l’éducation catholique, de la Congrégation pour le clergé, du Conseil pontifical pour la culture, du Comité pontifical pour les congrès eucharistiques internationaux: un congrès eucharistique international a eu lieu à Québec du 15 au 22 juin 2008.

Il est aussi membre du Conseil des cardinaux pour l’étude des problèmes organisationnels et économiques du Saint-Siège et de l’Académie pontificale de Théologie.

Comme prêtre, il a enseigné la philosophie au Grand séminaire de Bogota en Colombie, qui était alors dirigé par les Sulpiciens, et décida de s’agréger à la Compagnie de St-Sulpice en 1972.

Le cardinal Ouellet a étudié entre autres la philosophie à Rome, à l’Université pontificale St-Thomas d’Aquin et a obtenu un doctorat en théologie dogmatique de l’Université Grégorienne (1983). De 1996 à 2002, il a été titulaire de la Chaire de théologie dogmatique de l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille à l’Université pontificale du Latran.

Il a également été secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi et de la Congrégation pour le clergé.

Sa devise épiscopale est « Ut unum sint, Qu’ils soient un », tirée de la prière sacerdotale de Jésus (Jean, 17, 21), qui évoque l’engagement œcuménique et le premier ministère épiscopal du cardinal Ouellet comme secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (2001-2002).

En décembre dernier, le cardinal a inauguré le congrès international « Sur les traces de l’exhortation apostolique post-synodale “Ecclesia in America”, sous la conduite de Notre Dame de Guadalupe, Mère de toute l’Amérique, étoile de la nouvelle évangélisation », à Rome (9-12 décembre) dans le cadre de l'Année de la foi.

Lors de l’homélie, il a souligné « qu’il n’y a jamais eu d’Église vivante sans une conversion permanente de ses membres à l’Évangile de Jésus Christ; il ne peut y avoir d’Église vivante sans une communion profonde et fréquente au Corps du Christ, source jaillissante et cristalline de son unité ».

Pour le cardinal, pas de rayonnement et de mission de l’Eglise sans unité, unité qui vient du pape : « la grâce d’unité et de solidarité plus grande entre nos Églises, nous venons la puiser au charisme d’unité du successeur de Pierre », a-t-il expliqué en rendant grâce à Dieu « pour l’unité de l’Église universelle qui habite et protège la communion et la solidarité de toutes les Églises particulières ».

Lors du synode des évêques pour la nouvelle évangélisation, dont il avait été nommé Rapporteur général, ce qui suppose un énorme travail d'analyse de la situation de l'Eglise dans le monde et de synthèse des interventions, le cardinal est intervenu à deux reprises. Une première fois au début du synode, en insistant sur le rôle de l’Esprit-Saint, « grand protagoniste » de toute évangélisation, le 9 octobre 2012.

En effet, a-t-il fait observer, « l’évangélisation du monde a vraiment pris son envol avec le kairos de la Pentecôte, et ne peut repartir que de là ». En outre, le cardinal a décrit les saints comme « des canons vivants d’interprétation » de l’Ecriture.

Pour sa seconde intervention, le 17 octobre 2012, après les interventiosn en séances générales, le cardinal s’est arrêté sur la communion dans l’Eglise, qu’il a considérée comme « le trait le plus suggestif du témoignage que les croyants puissent offrir à leurs contemporains ».

Si « la nouvelle évangélisation est inséparable d’un renouveau de la communion ecclésiale », a-t-il déclaré, elle peut donc « être fortifiée par le renouveau des rapports entre évêques et consacrés ».