Le card. Re ouvre les travaux du Congrès eucharistique italien

L’Eucharistie est « le grand moteur de la vie chrétienne », rappelle-t-il

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ROME, Mardi 6 septembre 2011 (ZENIT.org) – « Même pour la société d’aujourd’hui, marquée par tant d’égoïsme, de spéculations effrénées, de tensions et d'oppositions, de violences, l’Eucharistie est un appel à s’ouvrir aux autres, à savoir aimer, à savoir pardonner », a déclaré à Ancône le cardinal Giovanni Battista Re, envoyé spécial du pape au XXVème Congrès eucharistique italien.

L’Eucharistie, a poursuivi le cardinal lors de la messe d’ouverture, dimanche 4 septembre, est « une invitation à la solidarité et à s’engager pour le bien des pauvres, des souffrants, des petits et des exclus » . Elle est la lumière qui permet de « reconnaître le Christ dans le visage de nos frères », et donc « d’ouvrir nos cœurs et d’aller à la rencontre de toutes les pauvretés ».

L’Eucharistie, a-t-il encore dit, est « lumière » aussi pour le service au bien commun et pour la contribution que les chrétiens doivent apporter à la vie sociale et politique qui, aujourd’hui, a besoin plus que jamais d’un coup d’aile, qui conduise à un réel renouveau dans la justice, la solidarité, l’honnêteté, la rectitude morale  ».

Elle est « le grand moteur de la vie chrétienne » et donc aujourd’hui, plus que jamais, a estimé le cardinal Re, « un encouragement à refaire le tissu chrétien de la société ». Selon le prélat il s'agit d'un « point de départ » pour la nouvelle évangélisation tant souhaitée, « capable d’innerver de contenus évangéliques le style des comportements, la culture qui nous entoure et la vie tout entière ».

Dans cette optique, le cardinal Re a invité les participants au Congrès eucharistique d’Ancône à voir cette rencontre comme une « occasion » à saisir pour « trouver dans le Christ la force qui change la vie et la société ».

Partant de l’évènement prodigieux de la multiplication des pains rapporté dans l’Evangile, il a alors insisté sur le sens et la valeur du mot « solidarité », souvent utilisé comme bannière, comme un concept très en vogue, mais hélas, a-t-il dit, « trop peu appliqué ».

« Les problèmes de la pauvreté, du sous-développement, de la faim dans le monde, ne seront jamais résolus tant qu’il n’y aura pas un vrai sens de la solidarité, a-t-il insisté, un plus grand esprit de solidarité, surtout en ce moment de crise économique et financière mondiale ».

Mais l’épisode de la multiplication des pains et des poissons est aussi symbole d’une faim de vérité, de justice, de liberté et d’amour. Une faim qui habite le « cœur de chaque homme et chaque femme », a souligné le cardinal Re, créant « un vide que seul Dieu peut combler ».

Beaucoup souffrent aujourd’hui d’une vraie faim « spirituelle, souvent non reconnue », a-t-il relevé. Ils souffrent d’un « vide inquiétant de certitudes et de valeurs » qui les agite, les tourmente, parce qu’ils sentent qu’ils ont besoin de quelque chose de plus que les biens matériels qu’ils possèdent et le succès de leur profession.

C’est précisément cela que veut rappeler le Congrès eucharistique d’Ancône, a conclu le cardinal Re. « Au-delà du pain matériel nécessaire pour vivre, il existe un autre pain dont le cœur humain a besoin, d’un pain qui vient du ciel ; d’un pain qui est le Christ en personne, qui se donne à nous ».