Le card. Rylko encourage les chrétiens à se libérer de leurs complexes d’infériorité

Il dénonce l'existence d’un « nouvel antichristianisme », même en Occident

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ROME, Mercredi 19 novembre 2008 (ZENIT.org) - Le cardinal Stanislaw Rylko est convaincu que le temps est venu pour les chrétiens de sortir de leurs « faux complexes d'infériorité » vis-à-vis du monde laïc et de suivre le Christ avec courage.

Le président du Conseil pontifical pour les laïcs est intervenu jeudi 13 novembre au Vatican à l'ouverture de la  XXIIIe assemblée plénière de son dicastère qui avait pour thème : « Vingt ans après Christifideles Laici: mémoire, développement, nouveaux défis et tâches ».

« L'Osservatore Romano » relève que, dans son analyse de la situation actuelle des sociétés occidentales, caractérisée par la  « dictature du relativisme », le prélat a dénoncé l'apparition d'un « nouvel antichristianisme » qui « fait passer pour politiquement correct le fait de combattre les chrétiens, et en particulier les catholiques ».

Aujourd'hui, il lance un avertissement : « celui qui veut vivre et agir en conformité avec l'Evangile du Christ doit en payer le prix, même dans les démocraties occidentales ultra-libérales ».

Et il constate : « La prétention de créer un ‘homme nouveau', totalement déraciné de la tradition judéo-chrétienne, un ‘nouvel ordre mondial', est en train de gagner du terrain ».

Le problème, souligne le cardinal Ryłko, n'est pas d' « être minoritaires, mais d'être devenus délibérément marginaux, insignifiants, par manque de courage, pour avoir la paix, par médiocrité ».

L' « heure du laïcat » a sonné, a-t-il annoncé, celle de sa responsabilité dans les domaines multiples et variés de la vie publique : de la politique à la promotion de la vie et de la famille, du travail à l'économie, de l'éducation à la formation des jeunes.

Cette intuition du Concile Vatican II, a expliqué le prélat, a été développée par l'Exhortation apostolique Christifideles Laici de Jean-Paul  II, vade-mecum pour toute l'Eglise.

Dans ce sens, le cardinal Angelo Scola, dans son intervention qui a suivi, a signalé que le concept de laïcité représente un nouveau front dans le dialogue avec le monde contemporain et il a rappelé la nécessité du témoignage des chrétiens en politique.

« Les laïcs sont appelés à promouvoir, de jour en jour, un ordre social juste », a-t-il conclu. La tâche qui leur incombe, que ce soit dans la vie personnelle ou communautaire, est intense et exige de leur part « créativité et courage pour remplir leur engagement missionnaire ».