Le card. Sarr sur la Tunisie et l’Egypte : une nouvelle ère est possible

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ROME, Mercredi 9 février 2011 (ZENIT.org) - Si les situations « sont bien gérées » en Tunisie et en Egypte, « elles pourront contribuer à une nouvelle ère », a affirmé le cardinal Théodore-Adrien Sarr, archevêque de Dakar, au Sénégal, dont les propos ont été rapportés par l'agence italienne Sir et L'Osservatore Romano, le 8 février.

Le cardinal africain a été interviewé à l'issue de la messe qu'il a célébrée à l'occasion de l'ouverture du Forum social mondial qui se déroule du 6 au 11 février dans la capitale sénégalaise. Dans son homélie, il invitait à rejeter « toutes formes de corruptions du pouvoir » (cf. Zenit du 8 février).

La situation en Egypte et en Tunisie « interpelle les gouvernements de toute l'Afrique », a affirmé le cardinal. « Les populations démontrent qu'elles peuvent réagir en masse pour montrer leur mécontentement et exprimer leurs attentes. Ces manifestations populaires peuvent convaincre les responsables des gouvernements que leur manière d'agir n'est pas la meilleure ».

Concernant la possibilité de voir naître des gouvernements plus démocratiques, le cardinal a estimé que « si les situations actuelles sont bien gérées, elles pourront contribuer à une nouvelle ère non seulement pour les populations maghrébines mais aussi pour beaucoup d'autres pays africains ». « Les peuples - a-t-il ajouté - sont en train de prendre conscience qu'ils peuvent exprimer leurs besoins, leurs attentes, leurs désirs et manifester leur déception vis-à-vis de leurs gouvernements ».

Interrogé enfin sur les problèmes du continent africain, le cardinal a estimé que « parler de toute l'Afrique veut dire généraliser ».

« Aux niveaux social et ecclésial, de grands progrès ont été fait dans certains pays africains : dans le domaine éducatif, de la santé, dans la formation universitaire, politique », a-t-il salué. « Les élections démocratiques deviennent toujours plus crédibles ».

Marine Soreau