Le cardinal Bertone déplore « l’antichristianisme radical » en Europe

Saint Benoît, un code de vie pour aujourd’hui

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ROME, Lundi 22 mars 2010 (ZENIT.org) - Le cardinal Bertone déplore « l'antichristianisme radical » en Europe. Il voit dans la Règle de saint Benoît un code de vie aussi pour aujourd'hui. 

Le cardinal-secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, a prononcé une homélie abordant les thèmes de l'Europe, lors de la messe qu'il a célébrée, hier, dimanche 21 mars à l'abbaye du Mont-Cassin, à l'occasion des célébrations en l'honneur de l'un des grands saints patrons de l'Europe, Benoît de Nursie. 

Radio Vatican souligne le passage du discours du cardinal Bertone où il évoque les emblèmes choisis par saint Benoît - une charrue et une croix -, lui qui était « conscient de ne pas savoir et savamment ignorant », et qui constitue aujourd'hui encore « une référence pour l'unité de l'Europe, et un puissant rappel des racines chrétiennes, incontournables, de sa culture, et de sa civilisation ». 

Avant la célébration, le secrétaire d'Etat a évoqué la « Règle » de saint Benoît, « gardien de la justice, de la paix, de la fraternité pour l'Europe d'aujourd'hui, et pas seulement » : il est aussi un modèle pour les pays en conflit, au Moyen Orient et en Afrique où les populations sont continuellement martyrisées. 

Radio Vatican souligne aussi que, devant la communauté monastique, les autorités politiques et administratives italiennes, le cardinal Bertone « a dénoncé un manque généralisé d'éthique et la diffusion, en Europe, d'attitudes antichrétiennes radicales ». 

Saint Benoît et ses moines ont su dès le début, a insisté le cardinal salésien, « se faire bâtisseurs et gardiens de la civilisation » et, « à notre époque, marquée par une évolution culturelle rapide, il est urgent de prendre conscience des nouvelles exigences et de répéter l'adhésion à des valeurs permanentes ». 

Parcourant la vie du saint fondateur, le cardinal Bertone a souligné que saint Benoît était aujourd'hui un « phare pour notre chemin » : il a voulu « quitter le monde de Rome parce qu'il voulait « plaire à Dieu seul » et il a fait ensuite l'expérience de différentes formes de vie monastique. 

Puis il a composé son « joyau », la « Règle », et s'est forgé une devise : « Ora et labora », qui sont devenus un « code de vie » aussi pour des milliers de disciples sur tout le continent, et « un instrument de la Providence pour éduquer les nouvelles générations à la foi, à la prière, à l'amour ». 

Selon le cardinal Bertone, c'est la « recomposition des valeurs humaines et chrétiennes qui a sauvé au cours du temps la culture chrétienne de la subversion sociale ». 

Anita S. Bourdin