Le Chemin de Croix « eucharistique » du card. Ratzinger

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CITE DU VATICAN, Mercredi 23 mars 2005 (ZENIT.org) – Le fil conducteur du Chemin de Croix du Vendredi Saint, confié par le pape au cardinal Joseph Ratzinger, est la parole de l’Evangile de saint Jean : « Si le grain ne tombe pas en terre et ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24).Le cardinal en fait une lecture « eucharistique », comme il l’explique sur le site Internet du Vatican et au micro de Radio Vatican.



Le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, explique : « Par ses paroles, le Seigneur a donné une interprétation eucharistique, sacramentelle de sa Passion, du Chemin de Croix. Il nous montre que le Chemin de Croix n’est pas simplement une chaîne de douleur, de choses néfastes, mais que c’est un mystère ; c’est justement cela le processus par lequel le grain de blé tombe en terre et porte du fruit. En d’autres paroles, il nous montre que la Passion est une offrande de soi et que ce sacrifice porte du fruit et devient donc un don pour beaucoup, pour tous ».

Il explique encore : « J’ai pensé qu’en cette année eucharistique nous devrions chercher à comprendre le Chemin de Croix justement dans le contexte du mystère eucharistique. Dans l’Eucharistie le Chemin de Croix est présent, et surtout le fruit, la multiplication des pains, la manne céleste, qui vient de la mort du Seigneur. Nous comprenons que nous pouvons participer au Chemin de Croix du Seigneur, parce qu’Il a transformé son chemin en une forme de vie pour nous en disant : qui garde sa vie la perd, qui donne sa vie la trouve ».

Le cardinal évoque les personnes dans la souffrance et explique : « Nous avons l’exemple des grands souffrants du monde. Nous pensons à saint François. Il est l’annonceur de la joie dans le monde, mais c’était un homme qui a souffert terriblement. Nous savons que son Cantique des Créatures, l’une des plus belles poésies du monde, et parmi les plus joyeuses, est née dans un abîme de douleur et lui, il se sentait proche du Christ, l’Amour incarné. Saint François a su ainsi transformer ses souffrances en un acte de résurrection. Transformer la souffrance en communion avec le Christ, en amour du Christ, est un acte de résurrection et donc préannonce la résurrection définitive ».