Le choix des médias religieux : servir ou détruire la religion

Séminaire du dicastère pour les communications sociales en Jordanie

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 609 clics

Les médias religieux sont appelés à un choix : soit « servir la religion en approfondissant sa véritable identité », soit « détruire et utiliser la religion pour servir des intérêts politiques ou autres ».

« Les medias arabes chrétiens au service de la justice, de la paix et des droits humains » : c’était le nom du premier séminaire organisé conjointement par le « Media Catholic Center » de Jordanie et le Conseil pontifical pour les communications sociales, qui a eu lieu à Amman les 10 et 11 Juin 2013, sous le haut patronage du patriarche Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem.

Le ministre d'État pour les médias et les communications M. Mohammad Momani et Mgr Claudio Maria Celli, président du dicastère, étaient présents, ainsi que des chrétiens et des musulmans, en particulier des responsables religieux et des professionnels des médias.

Servir ou détruire la religion ?

Au terme du séminaire, les organisateurs ont signé une déclaration commune, où ils soulignent notamment le rôle « essentiel » joué par les médias dans la société, les appelant à « servir les valeurs de justice, de paix et des droits de l'homme en mettant l'accent sur ce qui unit les gens et non ce qui les distingue ».

Ils mettent en garde également les médias religieux, qui doivent choisir entre « servir la religion en approfondissant sa véritable identité », ou au contraire « détruire et utiliser la religion pour servir des intérêts politiques ou autres ».

Les participants saluent le rôle des médias arabes chrétiens « au service des causes arabes, humaines et internationales ». Ils rappellent que les médias chrétiens « offrent un espace de communication avec les Eglises, au niveau œcuménique », mais aussi « avec les musulmans », dont les chrétiens partagent « le présent amer ainsi que le passé et l’avenir ».

Appel à la paix au Moyen-Orient

Enfin, lors de la cérémonie de clôture, les organisateurs ont appelé à « la justice, à la paix et au respect des droits de l'homme dans la région arabe », ainsi qu’à l’arrêt de la violence de la part de toutes les parties des conflits.

Remerciant pour le rôle humanitaire joué par le gouvernement de la Jordanie dans l’accueil des réfugiés syriens, ils ont appelé à la libération de l'archevêque syriaque orthodoxe d'Alep Yohanna Ibrahim et de son homologue grec orthodoxe Boulos Yazaji, enlevés depuis le 22 avril dernier.

Ils ont souhaité pour conclure que la Jordanie soit un solide « havre de paix pour l'unité nationale » et pour « la cohabitation entre tous ses citoyens, sans aucune discrimination ».