Le chrétien, toujours en marche, jamais immobile

Homélie du 14 février 2014

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 529 clics

L’une des caractéristiques du chrétien est de « marcher, même s’il y a des difficultés » : « On ne peut pas penser à un chrétien immobile : un chrétien qui reste immobile est malade », souligne le pape François.

Le pape a médité sur l’identité chrétienne au cours de la messe à Sainte-Marthe, en la fête des saints Cyrille et Méthode, le 14 février 2014.

Commentant l’Evangile (Lc 10,1-9) il a fait observer que le chrétien était « envoyé » : c’est « un disciple qui chemine, qui va toujours de l’avant ».

« On ne peut pas penser à un chrétien immobile : un chrétien qui reste immobile est malade, dans son identité chrétienne. Une première attitude [caractéristique] de l’identité chrétienne est de marcher, même s’il y a des difficultés. »

Le chrétien doit « aller au-delà des difficultés » car le Christ « exhorte à aller au carrefour des routes » et à inviter « tous [les hommes], bons et mauvais ».

Le pape a souligné un second aspect de l’identité chrétienne : les chrétiens sont envoyés « comme des agneaux au milieu des loups. Le chrétien « est un agneau, et doit le rester ». Il ne doit pas « devenir un loup » ni chercher à être « plus fourbe que les loups ».

Cela ne signifie pas que le chrétien est un « idiot », mais il doit pratiquer la « ruse chrétienne », et demeurer toujours « un agneau » : « Si tu es un agneau, Il te défend. Mais si tu te sens fort comme un loup, Il ne te défend pas, Il te laisse seul, et les loups te mangeront tout cru », a mis en garde le pape.

Il a ajouté un troisième aspect de l’identité chrétienne : « le style du chrétien est la joie. On ne peut pas marcher en chrétien sans joie ».

Les chrétiens sont « des personnes qui exultent parce qu’ils connaissent le Seigneur et portent le Seigneur ». Même « dans les problèmes et les difficultés, dans leurs propres erreurs et péchés, il y a la joie de Jésus qui pardonne et aide toujours ».

Au contraire, les « chrétiens tristes, qui vivent en se plaignant de tout », ne « rendent pas service au Seigneur ni à l’Eglise » : « trop de tristesse et d’amertume porte à vivre un christianisme sans Christ, comme Marie Madeleine pleurant au sépulcre, sans la joie d’avoir trouvé le Ressuscité ».

Le pape a donc exhorté à « annoncer l’Evangile avec joie. Et le Seigneur fait tout ».