Le Christ dans sa Passion arrache l’humanité au mal : pas "résignation" mais "confiance"

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CITE DU VATICAN, mercredi 22 septembre 2004 (ZENIT.org) - Le Christ dans sa passion arrache l’humanité au mal, non par une "résignation aveugle et passive", mais une "confiance pure et absolue" en son Père, affirme Jean-Paul II : sa solidarité avec les hommes les transforme, les libère, les sauve.



Jean-Paul II a tenu l’audience générale du mercredi à Rome, place Saint-Pierre : il était venu spécialement de Castelgandolfo.

Le pape a commenté le cantique de la première épître de saint Pierre que l’Eglise latine chante aux secondes vêpres du 2e dimanche liturgique.

"Le cantique de la première Lettre de Pierre met devant nos yeux le visage du Christ souffrant et nous rappelle la prière de l’Église des origines", expliquait le pape en français.

"Il évoque tout d’abord la figure mystérieuse du Serviteur souffrant, décrit dans le célèbre quatrième Chant du Serviteur du prophète Isaïe, chant qui annonce la Passion du Christ et qui en donne le sens : «C’était nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. (...) C’est par ses blessures que nous sommes guéris»", soulignait le pape.

"C’est lui, le Christ, qui s’avance sur le chemin de la Passion, sans répondre à l’injustice et à la violence, mais en s’en remettant «à Celui qui juge avec justice», continuait le pape. Ce n’est pas de la résignation aveugle et passive, mais c’est l’expression d’une confiance pure et absolue, qui transparaît dans les dernières paroles prononcées sur la Croix : «Père, entre tes mains, je remets mon esprit». Il est le Sauveur, né de la Vierge avec son corps humain, notre frère. Il est aussi toujours le Fils de Dieu, et sa solidarité avec nous devient transformatrice, libératrice et salvifique. «C’est par ses blessures que nous avons été guéris»."

A l’adresse des visiteurs de langue française, le pape ajoutait : "Je salue cordialement les pèlerins de langue française présents ce matin, en particulier le groupe des Sœurs dominicaines de Paris et les pèlerins du Québec. En vous souhaitant un bon pèlerinage à Rome, je vous confie tous au Seigneur Jésus qui nous a aimés du plus grand amour, donnant sa vie pour nous".

Enfin, aux jeunes, aux malades, et aux jeunes mariés, Jean-Paul II a souhaité qu’ils soient "fidèles à l’idéal évangélique et qu’ils le réalisent dans leur vie quotidienne".