Le Coeur du Christ, modèle pour la Nouvelle évangélisation

Par le cardinal désigné Tagle

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Anita Bourdin              

ROME, mardi 6 novembre 2012 (Zenit.org) – Le cardinal désigné Tagle donne pour modèle pour la Nouvelle évangélisation le Cœur de Jésus « doux et humble ».

Benoît XVI donne un nouveau cardinal en la personne de l’archevêque de Manille, Mgr Luis Antonio Tagle. Les deux autres cardinaux philippins Gaudencio Rosales et Ricardo Jamin Vidal ont plus de 80 ans. Avec ce nouveau cardinal, l’Asie compte 20 cardinaux dont 11 électeurs en cas de conclave.

Il a participé aux travaux du synode des évêques sur la Nouvelle évangélisation, du 7 au 28 octobre 2012. Il y est intervenu le mardi 9 octobre lors de la 3e congrégation générale et le 26 octobre, lors de la présentation du Message final à la presse, étant donné qu’il était vice-président de la Commission pour le Message (cf. Zenit du 28 octobre 2012).

Il a cité, dans son intervention au synode, ce témoignage de sa sollicitude pour les jeunes : « Une jeune fille demanda: “Sommes-nous une jeunesse perdue ou bien l’Église nous a-t-elle perdu?” Sa question exprime le désir d’une Église dans laquelle elle peut être trouvée par Jésus et où elle peut Le trouver. Mais pour que l’Église soit “l’espace” d’une rencontre de foi avec le Seigneur, elle doit apprendre à nouveau de Jésus en qui nous rencontrons Dieu ».


Il présente le Cœur de Jésus « doux et humble » comme modèle pour la Nouvelle évangélisation : « L’Église doit apprendre l’humilité de Jésus. La puissance de Dieu apparaît dans le dépouillement du Fils, dans l’amour qui est crucifié mais sauve réellement parce qu’il s’est vidé de soi pour le bien des autres ».


C’est, pour le cardinal Tagle le modèle de la réforme de l’Eglise aujourd’hui : « L’Église est appelée à suivre le respect de Jésus pour toute personne humaine. Il défendait la dignité de tous, en particulier de ceux qui étaient négligés et méprisés par le monde. En aimant Ses ennemis, Il affirma leur dignité ».


L’archevêque de Manille propose aussi de cultiver le silence : « L’Église doit découvrir le pouvoir du silence. Confrontée aux afflictions, aux doutes et aux incertitudes des personnes, elle ne peut prétendre fournir des solutions faciles. En Jésus, le silence devient la voie d’une écoute attentive, de la compassion et de la prière. Il est la voie à la vérité ».

« Les sociétés apparemment indifférentes et désoeuvrées de notre époque recherchent Dieu avec ardeur. L’humilité de l’Église, son respect et son silence pourraient révéler plus clairement le visage de Dieu en Jésus. Le monde trouve plaisir à un témoignage simple de Jésus - doux et humble de cœur », conclut le futur cardinal philippin.