Le Coeur Immaculé de Marie, « remède » pour notre siècle (II)

La place de Marie dans la Nouvelle évangélisation

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ROME, vendredi 9 décembre 2011 (ZENIT.org) – « La Vierge Marie a été, par le seul exemple de sa vie, une évangélisatrice », explique le père franciscain Cesare Cuomo, de la Famille du Cœur Immaculé de Marie, cérémoniaire au sanctuaire de Fatima, à l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre.

Après une première partie sur le cœur de Marie Immaculé, un « remède » pour notre siècle, publié mercredi dernier, 7 décembre, voici la deuxième partie de cet entretien avec le P. Cuomo, centrée la dévotion mariale en général et sa place dans le processus de la Nouvelle évangélisation.

Zenit - Comment la dévotion mariale a-t-elle sa place dans la nouvelle évangélisation dont parle Benoît XVI?

P. Cesare Cuomo - La Vierge est surtout un modèle d’évangélisation car elle s’est sanctifiée elle-même, a vécu la parole de Dieu en l’incarnant, et a été, par le seul exemple de sa vie, une évangélisatrice. Par exemple, quand elle se rend chez sa cousine Elisabeth, elle y va non seulement pour apporter une aide matérielle, mais aussi une annonce. Donc s’employer à reproduire son « mode » de vie, les vertus qu’elle a pratiquées est déjà une forme d’évangélisation.

Par ailleurs, quand nous sommes pleins de Marie, ce zèle apostolique devient pour nous presque naturel, ne serait-ce que par la parole. Si vous vous laissez toucher par la Vierge, automatiquement celle-ci vous amène à témoigner courageusement, face même à des situations où, humainement, il y aurait de quoi se sentir inhibés ou timides.

D’après vous, faudrait-il une redécouverte de la figure de Marie ou bien sait-on déjà tout?

Oui, absolument ! D’ailleurs, cette année, notre famille du Cœur Immaculée lance un cycle de catéchèses mariales dont le but est d’approfondir de manière simple, mais profonde, tous les aspects de la vie de Marie, à partir de sa maternité, de sa virginité, jusqu’aux aspects liés au genre de réparation qu’elle-même a demandé à Fatima.

Concrètement, nous choisissons un thème annuel que nous creusons ensuite pendant six mois. De l’an 2000 à 2010, par exemple, le thème était les commandements, alors que de 2010 à 2017 il est sur les apparitions. En novembre, nous avons lancé le thème pour l’année prochaine, soit les apparitions de la Vierge dont le titre est : « Voulez-vous vous donner à Dieu ? ». Ce cycle de catéchèses sert par ailleurs de préparation au centenaire du sanctuaire de Fatima.

Vous venez de parler de « réparations » demandées par la Vierge : de quoi s’agit-il?

La Vierge, lors de son apparition à Fatima, le 10 décembre 1925, a dit : « Mon cœur est transpercé d’épines », demandant de lui consacrer les cinq samedis du mois. Cinq est le nombre d’offenses adressées à la Vierge, soit : ne pas croire qu’elle est la Mère de Dieu et la Mère des hommes ; ne pas croire à sa virginité, ni avant, ni pendant, ni après l’accouchement ; ne pas croire à sa conception immaculée ; l’offenser dans ses images ; inciter les enfants à avoir du mépris à son égard.
La Vierge a demandé les samedis du mois pour « réparer » ces offenses. On peut même dire que la réparation constitue le cœur du message de Fatima.

Quelle image a-t-on de Marie aujourd’hui?

L’image que l’on transmet est souvent une image un peu médiocre de la Mère de Dieu. Effectivement, en méprisant la Vierge dans les prérogatives que nous avons citées, on la banalise, elle devient une femme comme une autre et son pouvoir d’intercession aussi prend une autre dimension.

Nous, au contraire, nous devons découvrir sa beauté de manière à avoir aussi plus confiance en sa puissance, en l’efficacité de son intercession à notre égard. Mais il arrive souvent aussi, dans les livres de mariologie, que la reproduction de l’image extraordinaire de Marie ne soit pas des meilleures, mais elle y est décrite de façon, je dirais, presque poétique.

Si vous deviez conseiller un livre sur la Vierge, quel titre indiqueriez-vous, par exemple?

Dernièrement j’ai lu le livre d’un frère dominicain, Roberto Coggi, qui est un traité de mariologie écrit très simplement, mais complet, dense. On y parle de Marie, dit qui elle était, comment elle a vécu, jusqu’à arriver aux grands dogmes du magistère de l’Eglise. De tout ce que j’ai lu, c’est actuellement ce qu’il y a de mieux sur la Vierge Marie!

Le Livre « La bienheureuse Vierge Marie, traité de mariologie » de Roberto Coggi O.P., est publié aux éditions Studio Domenicano, et accessible sur:
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Propos recueillis par Salvatore Cernuzio
Traduction d’Isabelle Cousturié