Le Concile Vatican II n’a jamais voulu être une rupture, estime le pape

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ROME, Jeudi 28 mai 2009 (ZENIT.org) - Il n'y a ni « discontinuité », ni « opposition » entre l'Eglise d'avant et l'Eglise d'après le Concile Vatican II, a affirmé avec force Benoît XVI lors de l'ouverture du Congrès ecclésial du diocèse de Rome, le 26 mai dernier dans la basilique de Saint-Jean de Latran.

Organisé du 26 au 29 mai par le diocèse de Rome, ce congrès porte sur le thème « Appartenance ecclésiale et co-responsabilité pastorale »

Dans son discours, Benoît XVI a évoqué « une interprétation courante » de l'après-concile, qui, « faisant appel à un soit-disant ‘esprit du Concile', a voulu établir une discontinuité et même une opposition entre l'Eglise avant et l'Eglise après le Concile ».

« La notion de ‘Peuple de Dieu', en particulier, fut interprétée par certains selon une vision purement sociologique, avec un découpage presque exclusivement horizontal, qui excluait la référence verticale à Dieu », a-t-il ajouté.

Pour le pape, cette « position » est « en contradiction ouverte avec la parole et l'esprit du Concile, qui n'a jamais voulu une rupture, une autre Eglise, mais un renouvellement véritable et profond, dans la continuité de l'unique sujet Eglise, qui croît dans le temps et se développe, tout en restant toujours identique, unique sujet du Peuple de Dieu en pèlerinage ».

Benoît XVI a toutefois reconnu que « le réveil d'énergies spirituelles et pastorales au cours de ces années n'a pas toujours produit la croissance et le développement désirés ». En effet, « à une période de ferveur et d'initiative a succédé un temps d'affaiblissement de l'engagement, une situation de fatigue, parfois presque d'impasse, ainsi que de résistance et de contradiction entre la doctrine conciliaire et différents concepts formulés au nom du Concile, mais en réalité opposés à son esprit et à sa lettre », a reconnu le pape.