Le Conseil de l’Europe s’oppose à l’euthanasie : satisfaction au Vatican

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ROME, vendredi 29 avril 2005 (ZENIT.org) – Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la Vie, a manifesté sa satisfaction devant le refus par le Conseil de l'Europe d’une résolution promouvant l’euthanasie.



L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) réunie cette semaine en session plénière à Strasbourg, a en effet rejeté ce vendredi matin, à une très large majorité, un projet de résolution sur l'accompagnement des malades en fin de vie.

A l'issue d'un long débat, qui a eu lieu le 27 avril, les parlementaires ont voté 71 amendements. Le texte amendé à malgré tout été rejeté par l’Assemblée : 138 membres ont voté contre, 26 pour et 5 se sont abstenus.

« C’est un signe positif, a déclaré Mgr Sgreccia au micro de Radio Vatican. Cela signifie qu’il y a encore en Europe des forces qui respectent et veulent le respect de la vie de la personne gravement malade, de la vie d’une personne mourante ».

Mgr Sgreccia s’attend à ce que les défenseurs de l’euthanasie reviennent à l’attaque « avec d’autres propositions, des propositions analogues, étant donné qu’en Europe certains pays ont approuvé l’euthanasie ».

« Je crois qu’en ce moment, le devoir des catholiques, des croyants et de tous ceux qui veulent le respect de la vie humaine au sens le plus large, est d’expliquer sur le plan doctrinal que personne n’est maître de sa propre vie, que personne n’est autorisé à supprimer sa propre vie ou celle des autres ».

« Sur le plan pratique en revanche » a-t-il ajouté, il faut apporter « tout l’amour et tout le secours du soulagement de la douleur, des thérapies palliatives, du développement du système médical qui respecte le patient, le mourant, avec des thérapies appropriées et les soins dus à tout être vivant ».

Le Conseil de l'Europe, la plus ancienne (1949) organisation politique du continent regroupe 46 pays dont 21 Etats de l'Europe centrale et orientale. Il a reçu la candidature d'un autre pays (Belarus) et accordé le statut d'observateur à 5 autres Etats (Saint-Siège, Etats-Unis, Canada, Japon et Mexique).

Il est distinct de l'Union européenne des « 25 », mais jamais aucun pays n'a adhéré à l'Union sans d'abord appartenir au Conseil de l'Europe. Il a son siège à Strasbourg, en France.