Le défi du toxicomane : redécouvrir sa propre dignité

Déclarations du président du Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé

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ROME, lundi 23 juin 2003 (ZENIT.org) – L’Eglise estime que pour aider le toxicomane à retrouver sa dignité il faut lui faire découvrir l’Evangile et l’aider à reprendre contact avec sa famille. C’est ce qu’affirme le président du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé, l’archevêque Javier Lozano Barragán.



Le président du Conseil pour la Pastorale de la Santé est intervenu aujourd’hui lundi au cours du congrès international organisé par la Fédération italienne des Communautés thérapeutiques sur le thème : « Le soin de l’autre : la toxicomanie entre expérience et morale ».

Après avoir rappelé que le pape est intervenu à plus de 360 reprises sur le thème de la toxicomanie, l’archevêque mexicain a expliqué que « le Saint Siège propose un programme en trois points, basé sur la prévention, la répression et la récupération à la lumière des valeurs comme la solidarité, l’amour et la transcendance ».

« Ces éléments doivent d’une manière ou d’une autre être intégrés dans une politique de l’éducation à la vie, des Etats, et dans un projet de société moins dépersonnalisée pour les nouvelles générations », a-t-il ajouté.

Interrogé par Radio Vatican, l’archevêque a déclaré que l’attention à la personne qui vit dans l’esclavage de la drogue a pour but de l’aider à « redécouvrir sa propre dignité ».

Pour y parvenir, a-t-il expliqué, « il faut une confrontation avec l’Evangile, avec soi-même et avec sa propre famille ». « C’est là que l’on peut redécouvrir sa dignité. Comme le dit le pape, la drogue est contraire à la morale chrétienne parce qu’elle détruit la vie ».

Mgr Lozano Barragán a précisé qu’il était important de combattre le préjugé selon lequel les pays producteurs de drogue sont des pays « sous-développés, du tiers-monde, et pauvres, qui pourvoient à la consommation des pays riches et industrialisés ».

« Il est vrai que la Bolivie, le Pérou et la Colombie produisent 800 tonnes d’héroïne et de cocaïne, et que l’Afrique est le premier producteur de cannabis, mais il est également vrai que dans les pays occidentaux, modernes et civilisés, la production d’amphétamines rivalise en quantité celle des drogues plus traditionnelles », a ajouté le président du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé.